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    Emploi et formation professionnelle : Appui aux diplômés et formés en arabe

    lundi 21 août 2017 , par Assane Koné

    « La problématique de l’insertion des diplômés de l’école malienne constitue une préoccupation majeure des plus hautes autorités qui ont mis en place un cadre institutionnel dont l’objectif est de procurer à chaque citoyen une éducation et une formation lui permettant de s’insérer dans le tissu économique ». La déclaration a été faite par Boucary Togo, secrétaire général par intérim, représentant du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle. C’était lors d’une rencontre d’échanges et de validation du Programme d’activités de la Cellule d’appui à l’emploi et la formation professionnelles des jeunes diplômés et formés en arabe (CEFORPA).

    Le Centre de perfectionnement et de reconversion de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi), a abrité le jeudi 17 août 2017, les travaux de la cérémonie d’ouverture de la rencontre d’échanges et de validation du programme d’activités de la Cellule d’appui à l’emploi et la formation professionnelle des diplômés et formés en arabe (CEFORPA).

    Cette rencontre d’échange a été présidée par Boucary Togo, secrétaire général par intérim du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, en tant que représentant du ministre. Pour l’occasion, l’on a pu noter la présence de Mme Dicko Fatoumata Abdrahamane, directrice de l’emploi, du président l’UJMMA, Mohamed Macki BAH, des membres du cabinet du ministère de l’emploi et la formation professionnelle ; des représentants des départements ministériels ; des directeurs des services centraux, rattachés et personnalisés, des leaders religieux, des partenaires de mise en œuvre des actions de CEFORPA.

    « La problématique de l’insertion des diplômés de l’école malienne constitue une préoccupation majeure des plus hautes autorités qui ont mis en place un cadre institutionnel dont l’objectif est de procurer à chaque citoyen une éducation et une formation lui permettant de s’insérer dans le tissu économique », a déclaré Boucary TOGO.

    Il a rappelé que la création de CEFORPA est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé depuis 2011, avec la signature d’une convention de partenariat entre l’APE et l’union des jeunes musulmans du Mali. A travers cette convention, des jeunes diplômés formés en langue arabe ont été placés en stage de formation professionnelle.

    Parmi ces jeunes diplômés et formés en langue arabe, selon lui, certains ont, en plus, bénéficié de la formation en GERME, qui veut dire Gérer mieux son entreprise. De même, une soixantaine de plan d’affaires ont été transmis à l’APEJ pour financement.

    Poursuivant son intervention, il dira que cette dynamique s’est étendue aux autres structures de promotion de l’emploi et de la formation professionnelle comme l’ANPE, le FAFPA et le PROCEJ à travers la Direction Nationale de la Formation professionnelle (DNFP), entre autres. Malgré des résultats encourageants, force est de reconnaitre que les attentes demeurent encore grandes au regard des flux de cette catégorie de jeunes sur le marché du travail et aux difficultés d’insertion.

    Pour une meilleure appréhension de l’insertion de cette frange de jeunes. Le département de l’emploi a commandité une étude sur « La problématique de la formation et de l’emploi des diplômés et formés en langue arabe », dont le rapport a été validé au cours d’un atelier tenu du 27 au 29 août 2015 au CICB. Lors de cet atelier plusieurs recommandations ont été formulées. Notamment la création d’une structure dédiée à l’insertion professionnelle de ces jeunes.

    C’est ainsi que la cellule d’appui à l’Emploi et à la Formation Professionnelle des diplômés et formés en langue Arabe (CEFORPA) a été créée sous l’autorité du ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle par la Décision n°2016 0241/MEFP-SG du 7 novembre 2016 et rattachée à la Direction nationale de l’Emploi. Elle vise à renforcer l’employabilité des diplômés et formés en langue arabe.

    « Longtemps marginalisés, les diplômés et formés en langue arabe sont une couche particulièrement sensible de jeunes ». Compte tenu de ce fait, le secrétaire général par intérim a exhorté les acteurs à cette rencontre à prendre des actions vigoureuses, cohérentes et inscrites dans la durée pour leur prise en charge dans la mise en a œuvre des activités de promotion et de création d’emploi.

    Il s’agit en quelque sorte, selon lui, de développer leur employabilité et de les rendre compétitifs dans tous les domaines de la vie économique, de l’emploi et de la formation professionnelle, sans tenir compte de la langue de formation.

    Mme Dicko Fatoumata Abdrahamane, a jugé nécessaire que cette rencontre se veut sobre mais qu’elle est d’une grande portée au regard de tous les enjeux qui l’entourent. Elle a rappelé qu’au Mali, la formation en langue arabe est principalement assurée par les médersas et les écoles franco-arabes.

    Aussi dans son exposé, elle a rappelé quelques statistiques pour indiqué et de dire combien il est important de se saisir de l’insertion de cette frange de jeunes.

    Elle a indiqué que leur nombre ne cesse de croitre : de 176 en 1981 à 293 en 1991 (soit un taux d’augmentation de 66, 5%)., elle a ajouté qu’en 20 ans, l’effectif des médersas a plus que triplé avec un taux d’augmentation de 257,4%. Quant aux effectifs des auditeurs, ils sont passés de 42 346 en 1981 à 61 173 en 1991 pour atteindre 97 182 en 1999.

    Pour ce qui concerne les annuaires statistiques, ils indiquent que le nombre des médersas passe à 2 205 écoles entre 2013/2014 avec un effectif de 309 922 élèves pour 8 752 maitres au premier cycle de l(enseignement fondamental et de 672 école avec un effectif de 44 387 élèves pour 3 080 maitres au second cycle du même ordre.

    Mme Dicko a indiqué qu’en 30 ans, les effectifs des élèves diplômés et formés en langue arabe ont presque été multipliés 10. Cette évolution selon elle, s’explique par l’amélioration de l’image des médersas auprès des populations, la règlementation des conditions de création et d’ouverture des médersas et l’insertion des diplômes dans le marché du travail.

    « Par ailleurs, l’effectif des médersas au niveau du fondamental atteindrait les trois (3) millions d’élèves à l’horizon 2050 », a-t-elle estimé.

    Faisant l’état des lieux des écoles coranique, elle a indiqué qu’elles ont permis de dénombrer : 3 658 écoles coraniques, 4 652mitres coraniques, 111 145 apprenants de différents âges.

    On constate qu’au Mali, il y a de plus en plus de diplômés formés en langue sur le marché du travail. En 25 ans, leur nombre a été multiplié par cinq (5). En conséquence, leur pression sur le marché du travail commence à se faire sentir.

    Autres statistiques ont montrés les difficultés. Plus de moins d’un diplômé ou formé en arabe, sur quatre (23%) à l’avantage d’effectuer un stage de qualification professionnelle après sa formation. Les 77% de ces diplômés et formées, langue arabe n’ont pas bénéficié de stage et sont handicapé dans la recherche d’emploi.

    Selon une enquête, le chômage frappe plus ces diplômés. En effet, leur taux de chômage est presque 4 fois supérieur au taux de chômage global observé au niveau national qui s’établissait à 8,3% et trois fois supérieur à celui des jeunes diplômés qui était de 10,71%.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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