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    Report du référendum constitutionnel : Ce qui a fait changer la position d’IBK

    lundi 21 août 2017 , par Assane Koné

    En plus de la pression exercée par la Plateforme « Touche pas à ma Constitution », le renvoi de l’organisation du referendum sur la révision constitutionnelle par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita est aussi dû à la position des religieux et de celle de la Coordination des mouvements de l’Azawad à travers son président, Bilal Ag Cherif.

    Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita s’est adressé à la nation dans la nuit de vendredi à samedi sur l’organisation du referendum constitutionnel. IBK a tranché. Le chef de l’Etat a finalement décidé de surseoir à l’organisation d’un referendum sur la révision constitutionnelle. Pour lui, « Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop ».

    Sans crier victoire, la Plateforme « Touches pas à ma Constitution » peut néanmoins se taper la poitrine pour avoir contribué à faire changer d’avis le chef de l’Etat. Finalement, IBK s’est pas soumis aux exigences de la Plateforme qui sollicitait le « retrait » du texte à travers les manifestations de rue, voire brandit de désobéissance civile, s’il ne se soumettait pas à leur vouloir.

    Petite victoire certes, pour les partisans du « Non », mais ceux du « Oui » ne semblent pas totalement vaincus, puisque la consultation aura lieu, mais après « un dialogue inclusif et dépassionné ».

    Au-delà des marches et autres sit-in de la Plateforme, ce qui a surtout fait changer la position d’IBK ont été les sorties des religieux et des responsables de la CMA. Les premiers reçus par IBK dans le cadre de la série de concertations l’on invité à surseoir à son projet de révision constitutionnelle. Le guide spirituel d’Ançardine internationale, Ousmane Cherif Madani Haidara, avait dit qu’il se prononcera sur la révision constitutionnelle pour le seul intérêt du Mali.

    De leur position de neutralité, certains religieux après leur rencontre avec la Plateforme avaient menacé de « rejoindre » le camp du « Non », si le président ne respectait pas leur revendication. Cette sortie de Madani Cherif Haidara a été prise au sérieux par Koulouba qui ne doute pas une seule seconde du rôle joué par les religieux pour la cohésion sociale.

    IBK l’a d’ailleurs rappelé dans son adresse à la nation « L’une des grandes chances de notre pays réside dans le fait que dans les périodes les plus complexes, il se trouve toujours des hommes et des femmes qui se dévouent pour réduire les divergences et pour entretenir les chemins du dialogue ».

    La seconde raison qui a poussé IBK à surseoir à son projet vient du côté de la CMA. La semaine dernière, au cours d’une conférence de presse, Bilal Ag Cherif, président de la CMA a mis le pied dans le plat en disant que la CMA ne se reconnaissait pas dans la nouvelle Constitution. Or, IBK ne cessait d’affirmer que la révision constitutionnelle est faite pour prendre en compte certaines dispositions de l’accord d’Alger. Bilal aura coupé l’herbe sous les pieds du chef de l’Etat qui n’avait plus d’arguments pour défendre sa révision constitutionnelle.

    Du coup, le président de la République a compris que le seul camp du « Oui » ne pouvait pas l’amener à organiser une révision constitutionnelle très controversée. IBK a ainsi prêté une oreille attentive aux sollicitations de la Plateforme, des religieux. « …aujourd’hui, nous Maliens, avons impérativement besoin de nous écouter, de nous comprendre et d’aller ensemble de l’avant ». Ainsi, de partisan, le président de la République est devenu un arbitre « Ma fonction fait en effet de moi le principal garant de la cohésion sociale et le premier défenseur de l’intérêt national ».

    A. Sidibé

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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