• Votre Journal en ligne Contact
  • Les Plus lus

    Un nouvel élan dans la protection du patrimoine culturel malien

    Bamako, 31 octobre 2017 -Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali, une formation de 10 formateurs nationaux et de 14 formateurs des forces de

    Situation au Togo : Le Parti SADI condamne la répression des marches pacifiques et exprime son soutien aux forces démocratiques du Togo

    Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance est fortement préoccupé par la détérioration de la situation politique et sociale au Togo à la suite des violentes répressions exercées par le pouvoir contre les marches pacifiques organisées par les

    Élections régionales du 15 octobre 2017 au Venezuela : Le Parti SADI salue la large victoire du Parti Socialiste Unifié

    Le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance salue la large victoire du Parti Socialiste Unifié (PSUV) aux élections régionales du 15 octobre en remportant 18 des 23 Etats que compte le pays contre seulement 5 Etats pour la coalition de

    Version imprimable de cet article Version imprimable | |

    Révision constitutionnelle au Mali : IBK abandonne son projet

    lundi 21 août 2017 , par Assane Koné

    « Je constate toutefois que dans le climat actuel ces explications peinent à être entendues et acceptées. Au regard de tout ce qui précède, et en considération de l’intérêt supérieur de la nation et de la préservation d’un climat social apaisé, j’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop ». C’est par ces mots que le Président IBK, fasse au refus des maliens, a reculé dans son projet de révision de la constitution malienne de février 1992. Lisez l’intégralité de sa déclaration !

    DISCOURS A LA NATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

    Bismillahi Rahmani Rahim, Aouzou Billahi Mina Shaytani Rajim

    Mes Chers compatriotes,

    J’ai engagé un processus de révision constitutionnelle pour remédier aux lacunes et insuffisances constatées dans l’exercice démocratique du pourvoir sous la 3ème République issue de la Loi Fondamentale du 25 février 1992.

    La Cour Constitutionnelle, juge de la constitutionnalité des lois, a rendu un arrêt qui requiert d’apporter certains amendements au projet de texte révisant la Loi Fondamentale.

    J’ai décidé, avant de saisir l’Assemblée Nationale, de procéder à une série de consultations pour recueillir davantage les préoccupations des Maliennes et des Maliens sur la révision constitutionnelle.

    Je voudrais remercier toutes les personnalités consultées pour le souci du pays qu’elles ont démontré tout au long de ces dernières semaines. Je le dis en parfaite connaissance de cause, car c’est avec elles que j’ai bouclé un cycle d’échanges extrêmement fécond sur une situation qui interpelle toutes les consciences de notre pays.

    Merci donc à tous les représentants des autorités religieuses, des notabilités traditionnelles, des institutions de la République, de la société civile, des formations politiques.

    Merci pour la sincérité de leurs analyses, merci aussi pour la franchise de leurs remarques, merci enfin pour la pertinence de leurs propositions.

    Mes Chers compatriotes,

    L’une des grandes chances de notre pays réside dans le fait que dans les périodes les plus complexes, il se trouve toujours des hommes et des femmes qui se dévouent pour réduire les divergences et pour entretenir les chemins du dialogue. Or, aujourd’hui, nous Maliens avons impérativement besoin de nous écouter, de nous comprendre et d’aller ensemble de l’avant.

    Cette triple exigence doit être gardée à l’esprit par tous nos compatriotes. Cette triple exigence s’impose tout particulièrement au Président de la République que je suis. Ma fonction fait en effet de moi le principal garant de la cohésion sociale et le premier défenseur de l’intérêt national.

    Mes Chers compatriotes,

    Les échanges qui ont agité le pays au cours de ces dernières semaines ont porté sur le contenu de la Loi portant révision constitutionnelle et sur l’organisation d’un référendum pour l’adopter. Il ne me semble pas utile de revenir sur les arguments qui ont été développés dans un sens ou dans l’autre. Par contre, je regrette profondément les excès de langage et certains comportements qui ont entraîné les débats vers une passion inappropriée.

    J’ai constaté que ce qui était à l’origine des divergences est hélas devenu au fil du temps de profonds clivages menaçant d’ébranler durablement notre cohésion nationale. J’ai enregistré avec inquiétude la montée des radicalités. Ces alarmes, nous les avons partagées, vous et moi. Je vous ai entendu exprimer vos craintes de voir notre cher pays dériver vers des affrontements tragiques.

    Mes Chers compatriotes,

    En tant que Président de la République, mes responsabilités me font mesurer mieux que tout autre l’importance des défis qu’il nous faut relever pour extraire notre pays de la crise que nous affrontons, depuis 2012. Il était, il est et il restera de mon devoir d’expliquer tous les bénéfices que la révision constitutionnelle apporterait au rétablissement de la paix, à la consolidation de nos institutions et à l’amélioration de la gouvernance.

    Mes Chers compatriotes,

    Je constate toutefois que dans le climat actuel ces explications peinent à être entendues et acceptées. Au regard de tout ce qui précède, et en considération de l’intérêt supérieur de la nation et de la préservation d’un climat social apaisé, j’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop.

    Je l’ai fait, parce qu’à l’heure où notre pays est confronté à tant de défis majeurs, on ne saurait ajouter aux périls existants ceux que font naître la mésentente, la polémique et le malentendu. Nous devons prendre le temps de nous retrouver pour échanger sans détour. Il me reviendra en tant que Président de la République à faire prendre les dispositions nécessaires pour que le dialogue qui s’engagera soit inclusif et dépassionné.

    Je ne sous-estime pas le chemin que nous aurons à faire les uns vers les autres. Mais si chacun de nous place au-dessus de toute autre considération la sauvegarde de notre patrie, je ne doute pas que nous trouverons des points de convergence.

    Je vous remercie
    Qu’Allah bénisse le Mali.

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

    Un message, un commentaire ?

    Qui êtes-vous ?

    Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

    Ajoutez votre commentaire ici
    • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    • Mots-clés : menunav

    Annonce