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    Cercle de Kolokani : La population demande le retour du juge Foussény Konaté

    mercredi 9 août 2017 , par Assane Koné

    Dans le souci d’expliquer à l’opinion nationale, la désapprobation par la coordination des associations des ressortissants du Beledougou, de l’attaque du tribunal et du Juge Fousseyni Konaté par le Député Yaya Konaré, et de présenter les faits comme ils se sont passés sans la moindre déformation par des personnes, qui ont un intérêt autre que celui de Kolokani, de demander aux autorités de poursuivre les investigations afin de trouver et de punir les responsables ainsi que les complices de ces actes , de demander le retour de Fousseyni Konaté à Kolokani tout en renforçant sa sécurité, elle a organisée le jeudi 3 août 2017 une conférence presse. C’était à la Maison de la Presse.

    Cette rencontre avec la presse a été animée par Blaise Diarra, Président de la coordination des associations des ressortissants de Bélédougou, Mohamed Diatiki Diarra, membre de la coordination. C’était en présence de Maître Mamary Diarra, avocat fiscaliste au barreau du Mali, Mady Fofana, maire de Kolokani, d’une forte délégation de la population du bélédougou, et ses résidents à Bamako.

    « Le juge de paix à compétence étendu Fousseyni Konaté est arrivé à Kolokani en 2013 à la suite des mutations des juges par décret du Président de la République, Président du conseil supérieur de la magistrature », ont rappelé les conférenciers.

    Expliquant les faits, les conférenciers ont indiqué que le jeudi 08 juin 2017 tout le peuple malien a été informé de l’irruption dans la cour du Tribunal de Kolokani, du député Yaya Konaré accompagné d’un groupe de jeunes.

    Pour plus de détails, ils diront que ce groupe de jeunes avec à leur tête le député Yaya, ont attaqué le tribunal avec des armes blanches, tout en proférant des insultes graves et des menaces de mort à l’égard du juge Fousseyni Konaté.

    Ils ont aussi tenté de défoncer les portes et les fenêtres du tribunal pour attenter à la vie du juge, qui n’a eu sa vie sauve, malgré la blessure au bras, qu’à la suite de l’intervention de certaines bonnes volontés ainsi que l’agent de la Garde Nationale qui assurait sa sécurité. C’est ainsi que le juge fut exfiltrer sur Bamako afin d’éviter qu’il ne fasse l’objet d’attaque au cours de la nuit.

    « Toute la population du cercle de Kolokani ainsi que ses ressortissants résidents ailleurs, ont appris avec stupéfaction cette nouvelle humiliante, qui terni l’image de notre cercle », ont-ils déclaré.

    C’est à la suite de ces événements que la coordination des associations des ressortissants de Beledougou, a entrepris des rencontres pour mieux comprendre la situation.

    Selon les conférenciers, « Nous avons recueilli des informations sur le terrain, auprès des autorités coutumières, et la mairie. Nous avons aussi rencontré le juge Fousseyni Konaté, le Député Ousmane Kouyaté, et l’honorable Seriba Diarra étant malade ».

    Toujours à la poursuite de leurs investigations, ils diront que le député Yaya Konaré, l’acteur principal de l’incident, n’a pas répondu à leur demande de rencontre malgré les appels et insistances.

    Il est ressortit des différentes rencontres que nous avons entreprises, que l’incident est bien relatif à la clôture de deux cimetières de la ville de Kolokani. Ayant souhaité de faire la clôture du premier cimetière, la mairie avait autorisé le député pour l’exécution de ces travaux.

    A la fin de ces travaux, la mairie aurait reçu des plaintes des habitants se trouvant aux alentours de ce cimetière expliquant que leurs maisons risquent d’être inondées en raison de la mauvaise qualité des travaux.

    Au même moment, la mairie de la ville de Kolokani avait bénéficié d’un fonds de l’ANICT issu de leur droit de tirage, qu’elle entendait consacrer à la clôture du second cimetière de la ville.

    C’est par rapport aux incompréhensions issues de la construction de clôture de ce second cimetière que le député voulait faire aussi, que l’intervention amiable du juge a été sollicitée par le chef de village de Kolokani.

    A la suite de deux mois de tentative de conciliation et de rencontres au cours desquelles les parties n’ont pas pu se mettre d’accord, la mairie de Kolokani a fini par déposer une requête aux fins d’arrêt des travaux au tribunal.

    C’est ainsi qu’une citation a été servi au député Yaya Konaré pour l’informer de la date et de l’heure de l’audience devant se tenir à cette fin.

    Fort de son immunité parlementaire, et ne comprenant pas la différence entre une procédure correctionnelle et civile, le député Yaya Konaré, a mobilisé une vingtaine de jeunes pour envahir le tribunal.

    Etant donné que c’était un mercredi, jour de foire de Kolokani, le nombre de personne s’est amplifié par des curieux.

    C’est ainsi que le juge a été attaqué par le député Yaya Konaré et un groupe de jeunes, sur son lieu de travail, pour une simple citation dans une procédure d’arrêt des travaux qui ne peut aucunement être couvert par l’immunité parlementaire d’un député.

    Aussi, il convient de retenir que la clôture d’un cimetière ne relève pas de la compétence d’un député, mais plutôt de celle de la Mairie.

    A la suite de tous ces événements, la coordination a été rapprochée par plusieurs notables du cercle afin qu’elle intervienne pour que le juge Fousseyni Konaté revienne à Kolokani.

    Le seul argument, qui est unanimement partagé par la population du cercle, est que, mise à part les erreurs que tout être humain peut faire, Fousseyni Konaté est l’un des rares juges les plus intègres ayant servi à Kolokani, et dont le travail avait permis de restaurer le respect dû à la justice ainsi que la quiétude dans le cercle.

    La coordination des associations des ressortissants du Beledougou partage entièrement cette réalité, avec les parents se trouvant dans les villages et hameaux de culture et qui d’ailleurs n’avaient que le Juge Konaté, comme seul rempart contre l’injustice venant des tiers, y compris d’autres autorités du cercle.

    Aussi la coordination a été surprise d’apprendre, qu’au lieu de sévir contre ces atteintes et ces violations flagrantes de la loi, qu’un juge intérimaire aurait été désigné par ordonnance du premier président de la cour d’appel en lieu et place du juge Konaté qui l’a été par décret du président de la République.

    « Cette désignation du juge intérimaire, loin de satisfaire la population de ce cercle qui réclame le retour du juge Fousseyni Konaté, peut être considérée comme un signe de faiblesse de l’Etat et d’encouragement de ces genres de comportement à travers le Mali », ont-ils dénoncé.

    Même si cette ordonnance a été prise dans l’intérêt des justiciables du cercle, selon les conférenciers, elle ne semble pas satisfaire une bonne partie de la population qui ne souhaite pas aussi voir un juge, autre que Fousseyni au regard des circonstances et des conséquences de ces événements.

    Au regard des faits et des analyses de la situation, la coordination des associations des ressortissants du cercle de Beledougou, condamne fermement cet acte humiliant et déshonorant du cercle ainsi que tous ses dignes fils.

    La coordination demande aux autorités judiciaires et sécuritaires de tout mettre en œuvre afin que Fousseyni Konaté puisse retourner tranquillement et faire son travail à Kolokani.

    Aussi elle souhaite que la justice soit rendue dans le cercle de Kolokani, ainsi qu’aux pauvres citoyens, qui en sont actuellement privés. Car des milliers de jeunes ont été privés des concours et offre d’emploi, en ces temps-ci, faute de casier judiciaire.

    Elle demande aux hautes autorités de ce pays, d’expliquer clairement à la population, aux élus, aux autres autorités administratives et judiciaires du cercle, la limite de leur pouvoir afin que la bonne collaboration puisse régner.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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