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    Plateforme « Anté A bana, Touche pas à ma constitution ! » : la Mobilisation ne faiblit pas

    mardi 8 août 2017 , par Assane Koné

    L’esplanade de la bourse du travail a servi de cadre le jeudi 3 août 2017 dans l’après-midi, au meeting organisé par la plate-forme « Anté A Bana, Touche pas à ma Constitution ! ». Au menu : le retrait pur et simple du projet de révision Constitutionnelle, l’insécurité et la condamnation de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, l’un des porte-paroles de la plate-forme.

    Cette manifestation a mobilisé plusieurs milliers de centaines de personnes. Un des temps forts de cette rencontre est le retour triomphal de Ras bath au pays après deux semaines de séjour en Europe. Il a été accueilli en grande pompe de l’aéroport à l’esplanable de la Bourse du travail. Au cours du meeting, nous avons tendu notre micro à certains membres et responsables de la plateforme. Lisez leurs réactions !

    L’honorable Amadou Thiam, 1er vice-président de la plateforme : « Nous sommes plus que jamais engagés, il n’y a plus de recul possible »

    « Ce meeting a été organisé pour, non seulement attirer l’attention du pouvoir public sur l’insécurité qui prévaut au nord du Mali, mais aussi inviter le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita à retirer son projet de révision constitutionnelle. Cette révision n’est pas opportune eu égard à l’insécurité qui sévit au Mali. L’insécurité grandissante au nord du pays est alarmante. C’est une situation qui donne raison à notre plateforme qui dans sa logique estime qu’il faut que les conditions sécuritaires soient réunies. Il y a eu beaucoup de tentatives pour déstabiliser la Plateforme, parmi lesquelles la condamnation de Ras Bath par le tribunal de la Commune IV du district de Bamako. Nous sommes plus que jamais engagés, il n’y a plus de recul possible. Encore une fois de plus le peuple malien fait entendre sa voix, nous l’avons fait le 15 juillet dans presque toutes les régions du Mali, dans la diaspora. Aujourd’hui encore, nous avons fait la grande mobilisation ».

    Amara Sidibé, 3ème vice président de Plateforme : « La constitution est pour le peuple et je pense que le peuple s’est suffisamment manifesté »


    « Nous avons appelé nos militants pour leur réitérer notre position : Celle du retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle. Nous demandons au Président de la République de prendre toutes les mesures nécessaires pour la sécurité et le bonheur du peuple malien. Car nous ne voulons pas que le peuple malien soit divisé encore moins tourmenté quelque soit la cause. Et ce projet est en passe de diviser les maliens. La constitution est pour le peuple, je pense que le peuple s’est suffisamment manifesté. C’est pour quoi, le Président IBK doit sursoir à ce projet. Nous avons eu l’info qu’il va nous recevoir, mais n’avons pas été saisi officiellement ».

    Dr Allaye Bocoum, membre du Bureau Politique du Parti Sadi : « On ne peut pas faire avaler à quelqu’un une pilule qu’il ne veut pas  »}


    « Nous sommes face à l’entêtement de nos gouvernants de tenir coûte que coûte le referendum en violant l’article 118 de la constitution en vigueur. Nous ne sommes pas d’accord car la souveraineté du Mali n’est pas pleine dans les 2/3 du territoire national. Cette sortie va servir de leçon au Président de la République et son Gouvernement qui, ne comprennent pas que le peuple ne veut pas de ce projet. On ne peut pas faire avaler à quelqu’un une pilule qu’il ne veut pas. La constitution peut et doit être changer, mais le contexte actuel du pays ne s’y prête pas ».

    Djimé Kanté, leader d’opinion et Porte-parole de la Plateforme : « Ceux qui sont là ne sont pas des drogués, ni des apatrides, mais des maliens qui ne sont pas d’accord avec le projet »

    « Ce meeting rentre dans le cadre de la continuité des activités de notre plateforme. Il s’agit de dénoncer le projet de révision constitutionnelle, qui pour nous divise les maliens et la situation sécuritaire du pays qui est en train de se dégrader très sérieusement. La mobilisation du jour démontre que les maliens ne sont pas pour ce projet. Je ne pense pas que le Président de la République ait compris nos messages car il continue à croire que c’est une partie du peuple qui est sortie le 17 juin et 15 juillet. Mais c’est le peuple en grande majorité qui est sorti pour manifester. Et il a intérêt a écouté ce peuple car la démocratie est l’exercice du pouvoir par le peuple et pour le peuple. Ceux qui sont là ne sont pas des drogués, ni des apatrides mais des maliens qui ne sont pas d’accord avec le projet. Donc, il serait préférable de les écouter ».

    Boubou Lah, animateur à la Radio Fr 3 « Puisse le Tout puissant aider le Mali à voir le bout du tunnel »

    « Je suis venu manifester mon mécontentement comme tout bon patriote. Je ne suis pas venu pour un parti ni pour qui que ce soit. Je souhaite ardemment que notre grand-frère, Ibrahim Boubacar Keita revienne en de meilleurs sentiments. En tant que père de la nation, il doit écouter son peuple. Il doit faire preuve d’impartialité entre les fils et filles du pays. Puisse le Tout puissant aider le Mali à voir le bout du tunnel ».

    Master Soumy, artiste et 2ème Vice-président de la Plateforme : « La loi est l’expression d’une volonté populaire. Donc, il est judicieux d’écouter son peuple avant d’entreprendre quoi que ce soit »

    « L’insécurité n’est pas résiduelle comme le pouvoir en place tente de nous faire croire. Les partenaires sécuritaires du Mali sont à Kidal sauf l’administration et l’armée malienne. Qu’on nous dise ce qui se passe réellement dans cette région du Mali. Nous témoignons notre solidarité à notre camarade, Ras Bath l’un des porte-parole de la plateforme. Sa condamnation par la justice est une décision politique et partisane. Comment comprendre qu’on condamne Ras Bath pour une année de prison avec une amende de 100 000 FCFA, alors que ceux qui ont égorgé nos militaires, violé nos femmes, saccagé des magasins, pillé des banques et bafoué les symboles de la République sont accueillis aux barbecues à Koulouba. Nous ne sommes pas pour une justice partisane. Le Président de la République est en train de profiter de l’accord pour glisser ses projets personnels. Nous sommes des républicains et démocrates. Nous lui demandons de faire preuve de sagesse en retirant ce projet de révision. La loi est l’expression d’une volonté populaire. Donc, il est judicieux d’écouter son peuple avant d’entreprendre quoi que ce soit ».

    Tiebilé Dramé, Président du Parena : « Les maliens sont sortis massivement encore pour une autre journée historique. Et cette journée historique aura une résonance profonde encore une fois à travers le Mali et le Monde »

    « Le président IBK est invité encore une fois à retirer son projet de révision constitutionnelle et écouter les aspirations profondes du peuple. Il faut éviter de s’embarquer dans des manœuvres dilatoires et des jeux qui sont contreproductifs. Les maliens sont sortis massivement encore pour une autre journée historique. Et cette journée historique aura une résonance profonde encore une fois à travers le Mali et le Monde. Le monde entier suit et regarde ce qui se passe dans ce vieux pays où le peuple s’est réveillé après une longue somnolence. Ils se sont mis debout et à grand pas pour demander à son Président de la République de prendre en compte son avis ».

    Il faut noter que cette manifestation s’est déroulée sans incident.

    Moussa Mallé SISSOKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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