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    mardi 11 juillet 2017 , par Assane Koné

    Le gouvernement et la majorité, ont décidé mettre fin à leur silence le mardi 11 juillet 2017 au Conseil national du patronat malien au cours d’une conférence de presse.

    Plusieurs ministres et responsables politiques se sont mobilisés pour cette conférence de presse, à l’allure d’un top départ. L’ont peut citer : le ministre Baber Gano, Secrétaire général du RPM, les ministres Hamadoun Konaté, Abdramane Sylla, Ndiaye Ramatoulaye Diallo, Mohamed Ag Erlaf, Arouna Touré et Amadou Koïta, etc.

    Les ministres n’étaient pas seuls. Du côté de la Présidence de la république, Soumeylou Boubèye Maïga, Secrétaire général de la Présidence et non moins président du parti ASMA, s’était fait accompagner par Boubacar Touré, cadre du RPM et Chef de cabinet du Président de la République.

    Baber Gano a fait l’historique de la crise qui est survenue au Mali depuis 2012. Il a justifié la révision constitutionnelle par le fait que le Gouvernement doit acter les engagements internationaux et souverains du Mali : La régionalisation, la création du sénat et de la cour des comptes.

    Il s’est rapidement attaqué à l’opposition en qualifiant ces agissements de dérives par diffamation, par présomption et d’intoxication de l’opinion en investissant la société civile, les milieux religieux de Djenné à Nioro en passant par Bamako ainsi que les jeunes utilisés comme boucliers des réseaux sociaux.

    Il dira qu’au cœur de cette entreprise machiavélique, se trouve par exemple le sujet imaginaire de l’homosexualité, qu’il a qualifié de trouvaille abjecte entretenue en vue de heurter la conscience collective.

    En sa qualité de Secrétaire politique adjoint du RPM, Abdramane Sylla a lancé une invitation à la classe politique à gagner la bataille de la vérité contre celle de la manipulation dans un contexte où l’Etat malien, grâce au leadership du président IBK et la mobilisation du gouvernement, parvient progressivement à se réhabiliter sur plusieurs plans dont la croissance économique pendant qu’il était dans l’abime en 2013.

    Il a aussi invité l’opposition à faire une introspection responsable de sa gestion antérieure au plan collectif et individuel.

    Sous un autre ton, il est allé jusqu’à proférer des menaces contre les leaders de l’opposition, en annonçant la possibilité de publier des notes qui édifieront davantage les maliens.

    « Le gouvernement s’investira pour que force revienne à la loi et à la quiétude pour éviter un capharnaüm de désordres chimérique », a déclaré l’ancien ministre Bakary Traoré dit Pionnier, comme pour annoncer sa sortie du bois.

    Pour sa part, le ministre Hamadoun Konaté a rappelé la liste des avancées enregistrées dans le cadre de la recherche de la paix.

    Il a cité les états généraux de la décentralisation, les assises du nord, les engagements préliminaires, la feuille de route, les restitutions aux forces vives du processus, la signature de l’accord, les autorités intérimaires, le MOC, les reformes du secteur de la sécurité, la loi de programmation militaire, etc.

    Parlant de la situation sécuritaire d’ensemble, il a dira qu’aucune belligérance ne mettait aujourd’hui aux prises les parties signataires de l’accord dont la garantie implique également les partenaires techniques et financiers et les pays amis.

    En ce qui concerne l’insécurité dite résiduelle, le ministre Konaté est revenu sur la stratégie de sécurisation portée par le G5 Sahel

    « L’opposition la rue avec les urnes », a-t-il indiqué.

    Mohamed T. Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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