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    « TON SPECTACLE » : Une initiative de DON SEN FOLO pour sensibiliser sur les métiers de l’art

    dimanche 2 juillet 2017 , par Assane Koné

    Dans son engagement d’informer la population sur le métier d’artiste, afin qu’il soit mieux accepter et compris, l’Association DON SEN FOLO, avec un appui financier de la Coopération suisse au Mali et de l’Association culturelle ACTE SEPT, organise du 29 juin au 15 juillet 2017, les « TON SPECTACLE » dans les rues où sont organisées les tontines à Kalaban-Coro.

    « Ton - Spectacle est un projet en deux parties qui se fait avec les femmes des tontines de notre quartier : Kalaban-Coro », nous a indiqué Lassina Koné, Premier responsable de l’Association DON SEN FOLO.

    Selon, lui, le Ton est un principe de prêt entre femmes d’un même groupe sur la base d’un pot commun. « Confiance, partage, union, dialogue et rencontres, sont la base des tontines », a-t-il déclaré. Avant de dire que son association dans une démarche artistique de valorisation de l’art, a décidé de mettre ces tons à contribution.

    Il nous a indiqué que dans un premier temps, deux photographes, Seydou Camara et Lacine Coulibaly, accompagné d’un poète du nom Bakary Koné, sont allés à la rencontre des femmes pour faire leurs portraits. « Ce corpus d’images et de textes intitulés « Muso Kan » (Paroles de femmes) est une mise en lumière pour rendre visible ces femmes à elles-mêmes et à d’autres. A travers leurs combats, leurs mots, elles parlent d’elles même et de toutes les femmes. Ce travail sera présenté sous forme d’une exposition courant 2018 », a-t-il annoncé.

    Mais, dans un second temps, l’Association DON SEN FOLO a programmé des spectacles de danse, de théâtre, de marionnettes, de conte, de musique et de projection vidéo, à l’intention de 16 tons de femmes Kalaban-Coro.

    « Chaque spectacle est suivit d’une discussion avec les artistes autour de la question : Qu’est-ce qu’un Artiste ? », a indiqué Lassina Koné.

    Par cette initiative qui bénéficie d’un appui financier de la Coopération suisse au Mali et de l’association culturelle Acte Sept, l’Association DON SEN FOLO veut éduquer la population pour que l’Art soit mieux compris et qu’un jour l’Art soit soutenu et financé par la population.

    Le lancement de la série de spectacles dans les Tons de Kalaban-Coro a eu lieu le 29 juin 2017, avec le Ton Benkadi de Kouloubleni dans le carré du commandant. Ce fut une belle soirée. Déjà à 17 heures, l’ensemble des membres du Ton Benkadi de Koulibleni, étaient regroupés autour de leur présidente et le spectacle pouvait commencer. Pour la circonstance, la Compagnie DON SEN FOLO a présenté sa pièce « Lutte Obscur » qui a été apprécié par les femmes du Ton Benkadi.

    Très intéressées par la prouesse des cinq danseurs de la compagnie, dont deux dames, les femmes du Ton Benkadi n’ont pas été avares en questions. Certaines ont voulu savoir la signification des gestuelles utilisées par les danseurs. D’autres ont voulu savoir les difficultés qu’ils ont rencontrées dans leur vie lorsqu’ils ont décidé de devenir des danseurs.

    Mais, auparavant, les femmes du Ton Benkadi ont occupé la scène pour montrer leur joie de recevoir la Compagnie DON SEN FOLO. Elles ont dansé comme si c’était un jour de fête, sur divers rythmes empruntés aux différentes aires culturelles du pays. Comme pour dire que les maliens sont unis dans leur diversité.

    En ce qui concerne les difficultés rencontrées avec leur famille, Yacouba Coulibaly, danseur depuis 2010, a indiqué qu’il a eu trop de difficultés avec ses parents qui l’ont toujours pris pour un vaurien qui ne sait que danser. « Pour finir, j’ai même quitté ma famille afin de pouvoir me consacre à ma passion », a-t-il indiqué.

    Pour sa part, Bazoumana Kouyaté dira qu’il danse depuis plus de 20 ans et qu’il y a seulement un ou deux ans qu’il s’est réconcilié avec son père qui n’a jamais voulu le voir en danseur. Et, Lassina Koné d’ajouter : « Il y a des difficultés dans toutes les activités de la vie ». Cependant, il a souhaite que les soutiennent leurs enfants dans ce qu’ils veulent faire dans la vie. « Vous voyez, la vie est ce qu’elle est. Il y a des gens qui ont rassemblé tous les grands diplômes du monde, mais, ils n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins. Donc, ce n’est pas une question de diplôme. Mais l’essentiel c’est de prendre conscience dans vie et faire sérieusement que l’on a choisi de faire », a-t-il déclaré. Avant de dire que la danse est un travail comme tous les autres. « Tous les danseurs que vous voyez devant vous, vivent de leur danse. Ils font le tour du monde sans savoir le prix du billet d’avion et des hôtels », a-t-il déclaré.

    De son côté Kadidia Tienmenta a été beaucoup plus chanceuse. Elle n’a pas vécu les affres que certains de ses collègues danseurs ou danseuses ont connu. Elle a eu des parents compréhensifs qui l’ont toujours soutenu dans ce qu’elle a voulu faire. Mais, peut être c’est parce qu’elle s’est donnée les moyens de terminer d’abord ses études avant de se consacrer à sa passion au Conservatoire Balla fasséké.

    La danse comme perçue par Bibata Ibrahim Maïga, soigne des maladies psychologiques. Promue à un avenir radieux dans la danse, Bibata Maïga est une pensionnaire du conservatoire Balla Fasséké et membre de la Compagnie DON SEN FOLO.

    En guise conclusion, Lassina Koné est revenu sur l’objectif de l’initiative. Et, il a invité les parents de profiter des vacances scolaires, pour soutenir leurs enfants à fréquenter des structures culturelles. « Éloignez vos enfants de la rue. Aidez-les à apprendre la culture et à se forger une personnalité », a-t-il conclu.

    Dans la soirée, le Ton Benkadi eu le privilège de recevoir Salif Berthé, le grand conteur malien qui n’est plus à présenté, tant sa renommée a dépassé les frontières de notre pays.

    En plus de la danse, l’Association DON SEN FOLO a programmé d’autres disciplines culturelles dans le cadre de son initiative. Ce sont : Le théâtre, le conte, les Marionnettes, les concerts de musiques, les projections de vidéo. Mais, toutes ces activités qui vont se faire avec différents ton de Kalaban-Coro, seront suivies de débats.

    Assane Koné

    N.B : Retrouvez ici le programme complet des activités


    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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