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    Révision constitution : La Plateforme « Anté A bana » exige le retrait du projet

    samedi 1er juillet 2017 , par Assane Koné

    Après une marche bien réussie à Bamako le 17 juin 2017, contre le référendum constitutionnelle, la Plateforme « Anté a bana », a organisé le 1er juillet 2017, un méga meeting, en zone ACi 2000, sur la place du Cinquantenaire, pour exiger le retrait pur et simple du projet de la révision constitutionnelle.

    Ils étaient nombreux à manifester leur opposition à la nouvelle reforme constitutionnelle. Membres des organisations de la société civile, des partis politiques d’opposition, des syndicalistes, des leaders d’opinions et des artistes…, tous ont demandé au Président de la République Ibrahim Boubacar Keita et à son Gouvernement le retrait du projet de la révision constitutionnelle.

    Cette manifestation a été organisée par la plateforme « Anté A Bana, Touche pas à ma constitution ! ». Elle a réuni plusieurs opposants au projet de révision constitutionnelle, notamment : Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de la Plate forme‘’ Antè A bana’’, Honorable Soumaila Cissé, président de l’URD, chef de file de l’opposition, Hamadoun Amion Guindo de la CSTM, Amadou Thiam, député à l’Assemblée nationale et Président de l’ADP-Maliba, Modibo Sidibé ancien Premier ministre et Président des FARE Anka wuli, Soumana Sacko, ancien Premier ministre et Président du parti CNAS Faso Hèrè, Dr Oumar Mariko, député à l’Assemblée nationale et Président du parti SADI. C’était à l’ACI 2000 entre les monuments Obélisque ou « Bougiba » et Kwamé Nkrumah.

    Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de la plate forme, a déclaré que la forte mobilisation de la population malienne, notamment les jeunes montre qu’ils ont un intérêt particulier et accorde une grande importance à notre pays.

    « C’est un grand sentiment de joie, de fierté qui m’amine ce matin. Nous sommes un ensemble, un collectif qui a décidé d’aller jusqu’au bout de ce combat. Nous demandons au président de la République de renoncer purement et simplement à ce projet de la révision constitutionnelle », a-t-elle indiqué.

    Pour Mme Sy, il n’est pas question de faire la révision constitutionnelle, alors que notre pays fait fasse à une situation d’insécurité généralisée, chronique et non pas résiduelle comme le disent certains. Elle dira que dans cette situation on ne peut pas accepter qu’un malien décide de voter « OUI » où « NON » et d’autres à qui on ne demandera même pas leur décision.

    « Cela montre à suffisance qu’ils ont voulu nous diviser. Malgré qu’ils ont fait en sorte que ce meeting n’ait pas eu lieu, malgré qu’il y a eu des désinformations depuis hier jusqu’ aujourd’hui, nous avons fait la preuve que si nous sommes décidés, et déterminés on est prêt à aller jusqu’au bout et nous pouvons », a-t-elle indiqué.

    Elle a ajouté que sa Plateforme a fait une démonstration de force. « Nous sommes en République démocratique. Les lois de la République nous autorisent à manifester, à nous exprimer », a souligné Mme Sy. Avant d’ajouter que temps qu’ils n’auront pas renoncé, nous resterons engagés, mobilisés. « Il y aura d’autres événements plus grandioses que celui-ci », a-t-elle lancé. Ensuite, au nom de la Plate forme, elle a demandé à chacune et à chacun de rester vigilant, mobiliser. Pour elle, ce pays est en danger.

    Pour sa part, Tiébilé Dramé a indiqué que cette deuxième manifestation est très impressionnante. Selon lui, une fois de plus les maliens sont sortis massivement malgré les tentatives de sabotage et d’intimidation. Il a invité le président IBK à retirer sa constitution. Car pour lui ce n’est pas une constitution pour notre pays, donc qu’il retourne avec son document là où il l’a pris. « Le régime est parti rédigé cette reforme constitutionnelle ailleurs. Le peuple malien n’en veut pas et demande le retrait pur et simple de la constitution », a dénoncé Tiébilé Dramé.

    Hamadoun Amion Guindo de la CSTM, a fait constater que ce projet de révision constitutionnelle aura un impact négatif sur notre pays. C’est pourquoi, il a demandé à tous les travailleurs affiliés à la CSTM de rejeter cette reforme constitutionnelle.

    Soumaila Cissé, Président de l’URD, a estimé que pour faire une révision constitutionnelle on doit tenir compte de l’opinion de chacun, quelque soit son rang ou sa qualité. « Durant ces quatre ans, plusieurs projets ont été mis en place pour le maintien de la paix, mais tout cela n’a pas aboutit. Même si on vote pour ce projet, il n’aura jamais la paix au Mali », a-t-il déclaré.

    Soumana Sacko, ancien Premier ministre, Président du parti CNAS Fasso Hèrè, a estimé que cette révision constitutionnelle d’IBk vise l’instauration d’une monarchie héréditaire et des droits supra-constitutionnels à durée indéterminée. « Cela montre qu’ils ont trahi le Mali », a-t-il déclaré.

    « On ne peut pas décider du jour au lendemain de faire la révision constitutionnelle. Cela demande une longue réflexion et la participation de tout un chacun », a déclaré Modibo Sidibé, ancien Premier ministre, président du FARE. Il a constaté que cette révision n’est pas bon ni pour notre pays ni pour la génération future.

    Dr Oumar Mariko, Président du parti SADI, de son côté, a déclaré que cette manifestation est un combat contre toute forme d’injustice, de déshonore et pour la dignité de tous les maliens. Il a lancé un appel à l’endroit de toutes personnes notamment le Président de la République qui est pour ce projet de la révision constitutionnelle et qui pense que ce pays lui appartient, de laisser cette constitution en paix jusqu’à ce notre pays recouvre la paix.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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