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    Sécurité routière au Mali : Réduire 50% des accidents à l’horizon 2020

    lundi 29 mai 2017 , par Assane Koné

    L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), a organisé le vendredi 26 mai 2017, l’atelier de validation de l’étude d’amélioration de la sécurité routière, au Grand hôtel de Bamako. Placée sous le haut patronage de Baber GANO, ministre des transports. Cette étude a été financée par la Banque Africaine de Développement (BAD), pour un don d’un montant de 207 millions de FCFA, à travers le fonds fiduciaire Coréen mis à la disposition de la BAD.

    Cette rencontre a été présidée par Makan Fily Dabo, représentant du ministre des transports, secrétaire général. C’était en présence de Abdoulaye Tandina, représentant de la BAD, du Maire de la commune CIII. Ainsi que d’autres personnalités.

    Makan Fily Dabo, représentant du ministre des transports, secrétaire général, a souligné que cette étude s’inscrit directement dans le cadre de la vision du président de la république en matière de la sécurité routière en vu d’améliorer la sécurité routière dans le District de Bamako.

    Il a lancé un appel à l’endroit de la population d’être prudente, et d’être les combattants de l’insécurité routière. Car selon lui, elle est la cause de nombreuses victimes. Avant de faire savoir les statistiques en termes d’accident de la route. Il dira que dans les trois dernières années : en 2014, 9191 victimes dont 676 tués, en 2015, plus de 7000 victimes dont 549 tués, en 2016, 7565 dont 541 tués.

    Abdoulaye M. Tandina, représentant de la Banque Africaine de développement au Mali, ingénieur des infrastructures des transports, a fait savoir que, l’objectif principal de cette étude est de faire une analyse approfondie des artères routières pénétrantes et centrales du district de Bamako pour lesquelles, selon lui, il sera dressé un rapport détaillé sur les risques d’accidents et la performance sécuritaire, et proposer des solutions d’amélioration pérennes de la sécurité routière à court, moyen et long termes et une estimation des coûts de leur mise en œuvre.

    Les résultants attendus de l’étude selon lui, sont essentiellement des propositions de solutions qui cadrent avec des recommandations de la conférence des ministres des transports de l’Union Africaine tenue du 21 au 25 novembre 2011 à Luanda, qui a validé le plan d’actions africain pour la décennie 2011-2020 avec comme objectif de réduire de 50% les accidents mortels d’ici 2020.

    « Le secteur des transports est un secteur crucial non seulement pour le Mali, mais pour tous les pays. Le transport en général et le transport routier en particulier conditionne le développement », a-t-il déclaré.

    Malgré les efforts entrepris dans le secteur des transports en matière de développement des infrastructures et de la sécurité routière selon M. Tandina, force est de constater que l’accroissement spectaculaire de la motorisation au cours de cette dernière décennie, conjugué à la forte croissance démographique et à une urbanisation galopante de la ville de Bamako, ont contribué à la multiplication des risques liés à l’usage de la route.

    Il dira qu’à ces éléments s’ajoute encore la forte présence des engins à 2 roues et l’inadéquation des infrastructures qui font que les victimes de la route se retrouvent dans la catégorie des jeunes actifs (18 à 30 ans), mais aussi, dans la catégorie des populations les plus vulnérables : les piétons, les personnes âgées, les enfants et les personnes à mobilité réduite.

    L’analyse des statistiques d’après lui, fait ressortir que le district de Bamako enregistre à lui seul plus de la moitié des victimes d’accidents survenus sur le territoire national faisant, du coup, des accidents de la route la première cause d’engorgement des services d’urgence des hôpitaux.

    Pour maitriser le risque d’accident, selon lui, il faut l’évaluer, c’est-à-dire comptabiliser le nombre d’accidents et de victimes, et l’analyser, par l’identification de scenarios d’accidents, par le repérage de leur distribution spatiale et temporelle.

    Pour sortir de cette routine, il a ajouté qu’il convient de développer un système d’information performant sur les accidents répondant aux standards définis par l’ANASER avec l’outil BAAC. Pour lui cela demande de constituer une chaine d’information fiable avec des moyens informatiques adaptés aux agents de la police, de la Gendarmerie, de l’ANASER et de la DRCTU.

    « L’action en termes de mesure de sécurité s’en déduit et cette action prendra aussi une forme systématique », a-t-il indiqué.

    « Il est impératif qu’une gouvernance de la sécurité routière fasse place dans le district de Bamako avec des conseillers et des techniciens formés à la sécurité routière pour éclairer les décideurs et par des instances de coordination des actions entre les acteurs publics mais aussi privés et associatifs », a-t-il proposé.

    Ce système de gestion selon lui repose sur un observatoire à créer ou à placer dans une structure existante. Cet observatoire dira M. Tandina, comportera deux principaux volets : un volet d’exploitation de la base de données sur les accidents et un tableau de bord des comportements qui mesurent les vitesses pratiquées, les taux de port du casque ou de la ceinture, l’usage de téléphone au volant.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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