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    Yacouba katilé de l’UNTM : « L’Etat devait liquider intégralement les droits des compressés »

    dimanche 30 avril 2017 , par Assane Koné

    « Notre point de vue, après l’examen des documents financiers, était que l’Etat devait liquider intégralement les droits des compressés ». Cette déclaration a été faite par Yacouba katilé, Secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). C’était le 28 avril 2017, à la Bourse du travail, lors de la traditionnelle conférence de presse en prélude à la fête du 1er Mai.

    « Vous avez la souvenance que le procès-verbal de conciliation du 28 octobre 2014 avait prévu une commission de suivi de l’exécution des points d’accord », a rappelé le secrétaire général de l’UNTM. 

    Cette commission, selon lui n’a plus été convoqué depuis 2016, parce que bloquée sur l’épineux problème des travailleurs compressés de la COMATEX, de HUICOMA, de ITEMA, de la SMECMA et de AZALAI Hôtel de Tombouctou.

    « Le gouvernement n’est pas parvenu à démontrer le contraire des déclarations de ces travailleurs qui affirmaient de façon catégorique n’avoir conclu aucune transaction sur le paiement de leurs droits. Versant dans le dilatoire, le gouvernement invitait l’UNTM et lui-même à effectuer des recherches, à explorer les archives pour situer la vérité. Un recours a été fait au notaire, garant des transactions. Les documents qu’il a mis à la disposition du gouvernement, que nous sommes parvenus à avoir, confirment la véracité des déclarations des ex-travailleurs compressés », a déclaré Yacouba Katilé.

    Notre point de vue, après l’examen des documents financiers, était que l’Etat devait liquider intégralement les droits des compressés, a ajouté le Secrétaire général de l’UNTM. 

    Yacouba Katilé a fait savoir que le ministre de l’économie et des finances a instruit à une commission, le contrôle des documents financiers. Il dira que ce contrôle est terminé. Mais l’UNTM n’a pas reçu les conclusions. A ce jour selon lui, l’UNTM, comme elle l’a toujours dit, est consciente que le gouvernement use de méthodes dilatoires, au lieu de s’engager dans une négociation véritable, pour la liquidation des droits de tous ceux qui n’ont jamais rien perçu depuis les vagues de compressions.

    « Nous avons été très patients, alors que les intéressés souffrent, que certains sont morts que leurs enfants et petits enfants ne vont même plus à l’école », a menacé le secrétaire général l’UNTM.

    Pour le secrétaire général, l’occasion est bonne de dénoncer la fausse gratuité de l’école, car des taxes de tous genres s’abattent sur des familles démunies et que les filles et garçons abandonnent les classes, du fait de la pauvreté de leurs parents. « Aussi, de même pour dire une fois pour toutes, que le refus de paiement des droits de pauvres citoyens est une preuve de déficit de la démocratie, de l’Etat de Droit », a-t-il déclaré.

    « Nous tireront toutes les conséquences », a-t-il rassuré. Avant de dire qu’un vieux problème dont l’esquisse de la solution a été faite depuis 2011, continue de nous hanter.

    « … Oui ou non, l’Etat Malien est disposé à octroyer aux un et aux autres, leurs droits, et tous leurs droits. Nous attendons une réponse à cette question, pour déterminer notre position définitive, afin que ce problème qui n’existe qu’au Mali dans la sous-région, soit effacé des passifs humiliants de notre pays comme conséquence des programme de reformes économiques », a-t-il indiqué à propos de la situation des travailleurs retraités par anticipation.

    Il ajoutera que le protocole du 28 octobre 2014 retient que le gouvernement et l’UNTM feront le point des privatisations et des contrats miniers. Selon lui, à ce jour, « quoique nous ayons compris les difficultés de l’heure qui empêchent le gouvernement de diligenter certaines procédures, nous sommes au regret de constater qu’on abuse de notre compréhension, car rien sur ces deux revendications ne permet de dire qu’un bilan des privatisations et des contrats miniers peut être fait ».

    Le protocole du 28 octobre 2014, selon lui a recommandé la finalisation de la relecture de certaines conventions collectives : celle des transports, et celle des mines. Pour lui Les défaillances des travailleurs eux-mêmes ont été une aubaine pour le gouvernement qui n’a rien fait pour finaliser la relecture de ces conventions.

    « Ainsi vu, le tableau est sombre. Mais nous devons à la vérité de dire que des points sont satisfaits, ou qui sont en cours d’exécution : le domaine de l’IER, la loi sur les loyers, l’augmentation des primes de missions pour les travailleurs subalternes, la ratification des conventions internationales du travail, l’usine des produits pharmaceutiques », a souligné Yacouba Katilé.

    Ajouter aux revendications financières satisfaites totalement dira le secrétaire, depuis le 1er janvier 2017 par la hausse de la valeur indiciaire à 400 FCFA, on peut conclure que des progrès sont faits. Cependant, il a dit : Nous déplorons que certains travailleurs relevant du secteur privé attendent toujours de bénéficier des augmentations consenties transposées au terme de concertations avec les patrons. Il aussi dit : Nous déplorons que la baisse de l’ITS ne soit pas encore appliquée, notamment dans le privé, en totalité.

    « L’insatisfaction est grande, si l’on constate que la liberté syndicale est encore sujette à des violations flagrantes dans certaines entreprises et services à travers le pays. Les accidents de travail ne sont pris en charge, et la journée de travail excède 10 heures souvent voire 12 heures dans les mines », a déclaré M. Katilé.

    Par la voix de son secrétaire général, l’UNTM a demandé la tenue des Etats généraux sur le droit et la liberté syndicale, pour que le syndicalisme, comme la politique, la vie associative, soit protégé et renforcer.

    A l’anarchie des directions et dans les entreprises, selon lui le syndicat répondra par les mêmes méthodes. Malgré la gestion de plus en plus difficile des problèmes de travailleurs à causes des assauts et des violations contre le droit syndical, l’UNTM au plan international a su œuvrer pour redorer le blason du Mali.

    Au plan national, selon lui, leur syndicalisme se caractérise toujours par la vision. Il a fait remarquer que si des contacts se font avec la CSTM en vue de parvenir à une unité d’action, force est de reconnaitre que des obstacles subsistent. « Il en sera ainsi tant que les deux centrales ont le même bassin de recrutement et de mobilisation », a-t-il ajouté.

    Il a conclu en disant que, pour une amélioration du pouvoir d’achat, pour mettre plus d’équilibre dans les traitements et la gestion des carrières des agents d’une même fonction publique, l’UNTM déposera dans les jours prochains des doléances. Nous les voulons sujets de négociations dans un esprit de respect mutuel, de responsabilité pour éviter dans frictions inconvenantes dans le partenariat.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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