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    Mohamed Ag Hamani : « Le problème du nord du Mali est plus qu’un problème de narcotrafiquants que de djihadistes ou de séparatistes »

    dimanche 26 mars 2017 , par Assane Koné

    « Le problème du nord du Mali est plus qu’un problème de narcotrafiquants que de djihadistes ou de séparatistes ». La déclaration a été faite par Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre de la République du Mali lors de la conférence débat qu’il a animé le 25 mars 2016, à Sélingué dans le cadre de la 6ème édition du Festival international musique urbaine et mode de Sélingué, sur le thème : « Paix et réconciliation nationale ».

    Mohamed Ag Hamani est convaincu que les groupes armés au nord du Mali ne représentent qu’eux même. « Loin de représenter les populations, pour la plupart dans des camps de réfugiés, ils ont leur légitimité au bout de leurs canon », a déclaré Mohamed Ag Hamani. Avec un tel constat, il dira qu’après la siganture des accords tripartites, plus rien ne devra bloquer le retour des réfugiés dans leurs localités au Mali.

    Il a aussi estimé que ceux qui entretiennent l’insécurité au nord du Mali, sont supposés ne pas être les signataires de l’accord d’Alger.

    L’ancien Premier ministre du Mali pense que le déficit de développement avancé pour justifier la prise des armes au nord, ne tient pas la route. « Pourquoi les groupes armés dans le nord du Mali, n’ont pas pris l’argent qu’ils ont mis dans les armes pour acheter des charrues et des machines agricoles ou pour des investissements dans les infrastructures pour la réalisation des services sociaux de base, comme les ressortissants de Yélimané », s’est interrogé Mohamed Ag Hamani. Selon lui, s’ils étaient vraiment préoccupés du sort des populations à la base, ils n’auraient jamais utilisé tant de milliards pour créer la misère dans leurs communautés. « Ils auraient pu suppléer le déficit de développement qu’ils dénoncent, en s’investissant comme le fait d’autres maliens dans leur région sans attendre l’Etat », a-t-il déclaré.

    Pour tout cela, il dira que « Le problème du nord du Mali est plus qu’un problème de narcotrafiquants que de djihadistes ou de séparatistes ».

    Qu’à cela ne tiennent, il salue la tenue de la conférence nationale d’entente, une exigence de l’Accord d’Alger, qui va permettre aux maliens de se donner une charte pour la paix. « Si on arrivait à cette charte, cela voudra dire que les maliens ont décidé de s’engager moralement dans un document qui va les aider à aller rapidement à la paix et la réconciliation et à mettre le pays à l’abri d’autres crises du genre », a-t-il déclaré.

    Cependant, il a tenu à préciser qu’à son sens, la Conférence d’Entente nationale ne doit pas empêcher l’application de la justice. « Tout doit être mise en œuvre pour que les responsabilités soient situées et les responsables sanctionnés », a-t-il indiqué. Mais, Mohamed Ag Hamani pense qu’un travail de fond soit conduit pour que la crise de confiance qui existe entre l’Etat et ses citoyens disparaisse. Pour cela, Mohamed Ag Hamani pense que l’Etat du Mali doit se donner les moyens pour assurer ses missions régaliennes.

    En ce qui concerne l’Azawad, il a été on ne peut être plus clair. « Pour moi, l’Azawad n’a jamais exister en terme de formation politique », a-t-il déclaré.

    Mieux, il dira que dès lors qu’on reconnaît dans un Accord la souveraineté de l’Etat du Mali, l’unicité du territoire, je ne vois pas la raison de se cramponner sur une notion qui ne représente rien en termes de formation politique.

    Mohamed Ag Hamani pense qu’il faut une prise de conscience nationale pour sortir de cette crise.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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