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    Protection du patrimoine culturel en zone de conflit : Bamako accueille une conférence internationale du 14 au 15 mars 2017

    dimanche 12 mars 2017 , par Assane Koné

    Quatre ans après le lancement des travaux du programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali, le bureau de l’UNESCO à Bamako, en partenariat avec le ministère de la culture, et avec l’appui logistique de la MINUSMA, organise les 14 et 15 mars 2017, au centre de conférence de Maeva Palace de Bamako, une conférence internationale sur les enjeux et défis liés à la protection du patrimoine culturel en zone de conflit. En prélude à cette rencontre, une conférence de presse, s’est tenue le vendredi 10 mars 2017 au ministère de la culture.

    Cette rencontre avec la presse avait pour objectif de communiquer sur le bilan de l’ensemble des programmes de reconstruction, de réhabilitation et de sauvegarde du patrimoine culturel au niveau du Mali et à réfléchir sur les impacts.

    Elle a enregistré la présence du directeur national du patrimoine culturel du Mali, Moulaye Coulibaly et de Hervé HUOT-MARCHAND, représentant de l’UNESCO au Mali. Etait également présent, Bandjoucou Diawara, responsable du projet au sein du patrimoine mondiale de l’UNESCO.

    Moulaye Coulibaly, directeur national du patrimoine culturel, a fait savoir qu’il s’agira de présenter les plans d’actions réalisés, aussi de permettre aux journalistes de s’imprégner du plan de la phase II qui va se préparer et qui sera débattue lors de cette conférence.

    « Concernant la protection du patrimoine culturel, la première phase du plan d’action consistait va surtout constituer à faire des études, des outils techniques, architecturales, à faire des évaluations techniques sur l’ensemble du patrimoine détruit dans les régions du Nord », a indiqué Moulaye Coulibaly.

    A la suite de ces études, « nous avons procédé à la reconstruction du patrimoine détruit, notamment les mausolées à Tombouctou, et la réhabilité des musées notamment le musée municipal de Tombouctou, avec l’aide de la MUNISMA, des bibliothèques de manuscrits et la réhabilitation de l’ensemble des maisons monumentales de Tombouctou avec l’aide de l’association internationale de la francophonie », a-t-il précisé. Avant d’ajouter que ces reconstructions ont abouti, à ce qu’on appelle, la revitalisation du patrimoine culturel immatériel, notamment à travers les crépissages annuels dans les régions du Nord.

    Selon lui, la deuxième phase est une suite, une continuité sur l’ensemble des efforts fournis. Pour cela, il a cité le volé de reconstruction et de réhabilitation des musées, des actions de communication à l’intention des communautés locales, et le personnel de sécurités. Il a estimé que cette conférence est d’autant plus importante, qu’elle permettra de diffuser l’ensemble des informations relatives aux efforts fournis pendant la première phase notamment dans le domaine de la reconstruction, la revitalisation des éléments immatériels, dans les domaines des équipements fournis au service chargé de la culture.

    Pour sa part Hervé HUOT-MARCHAND, représentant de l’UNESCO au Mali, a souligné que cette rencontre révèle une importance capitale, car il y a beaucoup d’actions qui ont été menées sous la coordination de l’UNESCO avec l’ensemble des partenaires clés, la MUNISMA, l’union européenne et la coopération Suisse.

    Il a lancé un message à l’endroit de la population que la sauvegarde du patrimoine est la base de leur vie, de leur avenir. Avant de réaffirmer l’engagement à accompagner les populations.

    « C’est l’heure du bilan, après 4 années de collaboration, de coopération avec le gouvernement du Mali, et les partenaires », a expliqué Bandjoucou Diawara, responsable du projet au sein du patrimoine mondiale de l’UNESCO. Selon lui, il s’agit donc de partager les expériences maliennes qui font figurent de cas d’école aujourd’hui.

    « Le patrimoine a été détruit il y a 4 ans. Dans un délai assez court, la réhabilitation et la reconstruction ont pu se concrétisées », a déclaré M. Diawara. Avant d’ajouter que c’est la première fois qu’une opération de maintien de la paix est dans son mandat, la protection du patrimoine culturel, qui a justement permis de faire ces reconstructions, et d’autres part une coopération des plus exemplaires a été développée avec la cour pénale internationale qui a conduit à l’arrestation du responsable de la destruction des mausolées. Ces deux exemples montrent à suffisance la particularité de ce programme.

    Concernant les mesures de protection pour éviter les éventuelles de destructions de ces mausolées par des personnes mal intentionnées, il a estimé que les communautés locales sont les gestionnaires de proximités des lieux. « Cette crise a suscité une prise de conscience très importante de l’importance de la protection et de la préservation du patrimoine. Cela représente l’âme, et représente ce que les communautés ont de plus important et de plus cher », a-t-il conclu.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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