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    Festival sur le Niger 2017 : Paix et réconciliation au cœur des débats

    vendredi 10 février 2017 , par Assane Koné

    Dans le cadre de l’édition 2017 du Festival sur le Niger, le ministre de l’artisanat et du tourisme, Mme Nina Wallet Intelout, a présidé le vendredi 3 février 2017 à la Mairie de Ségou, une causerie débat avec la Caravane culturelle pour la paix sur le thème : « Paix et réconciliation ».

    Pour cette conférence débat, en plus de Nouhoum Diarra, Maire de Ségou, madame le ministre de l’artisanat et du tourisme avait à ses côtés les trois directeurs de Festival initiateurs de la caravane culturelle pour la paix : Mamou Daffé, Directeur du Festival sur le Niger, Many Ansar, Directeur du Festival sur le désert et Halim Sbaï, Directeur du Festival Teragalt.

    Pour introduire les débats, la parole a été donnée avant tous, au chef des griots de Ségou, histoire d’être dans le ton de la tradition. Il a déclaré que c’est une chance pour le Mali d’avoir ce festival à Ségou. Il a estimé que grâce à la vision d’un homme (Mamou Daffé) pour Ségou, le Mali et toute l’Afrique, la ville de Ségou vibre au son de la culture pendant une semaine entière. « Hier c’était hier. Aujourd’hui c’est aujourd’hui et vivrons demain », a déclaré le Chef de griots de Ségou, en saluant la présence de Madame le ministre de l’artisanat et du tourisme à Ségou.

    Pour sa part, Nouhoum Diarra, Maire de Ségou, a rappelé que c’est désormais une tradition du Festival sur le Niger de réunir des festivaliers à la Mairie de Ségou pour discuter d’un sujet en relation avec la cohésion sociale. « Au-delà du côté festif lors de ce festival, nous avons un jour où nous discutons de paix et de cohésion sociale », a-t-il déclaré. Avant de saluer l’initiative des organisateurs.

    La caravane : un pont entre le Mali et le Maroc

    « En 2013, avec les difficultés que nous avons vécues, nous avons construire une première image du brassage entre le nord et le sud à Ségou », a déclaré Mamou Daffé, Directeur du Festival sur le Niger. Il a estimé que ces difficultés entre les hommes, est la conséquence d’un manque de compréhension. « Nous avons essayé à travers le programme de la caravane culturelle de mettre l’humain au centre de notre démarche », a-t-il indiqué. Il a conclu que cette caravane jette un pont entre le Mali et le Maroc.

    « Ségou est la première ville malienne qui nous a accueilli quand il y avait encore de grands doutes dans le cœur », s’est souvenu Mani Ansar, Directeur du Festival au désert. Selon lui, cette caravane culturelle est l’expression de la vraie paix. « Elle n’est pas motivée par une signature », a-t-il déclaré. Avant de révéler que le but rechercher était de montrer au monde entier l’image des bambaras du Sud et des Touareg du nord du Mali, faire la musique ensemble sur la même scène. « C’est pour cela que nous sommes aujourd’hui devant vous pour vous dire qu’on arrêtera pas », a-t-il déclaré.

    Il a a indiqué que c’est avec beaucoup de peine qu’ils ont été contraints d’annuler l’étape de Tombouctou, après l’attentat terroriste contre le camp du MOC à Gao. « Nous avons reculé, mais c’est mieux rebondir », a-t-il déclaré. Avant de saluer la présence de la caravane à Ségou et d’annoncer qu’elle ira partout dans le monde, mais en attendant, elle passera par Sikasso, Kayes et Bamako, pour apporter le message de la paix.

    « Le Maroc est un arbre qui à ses feuilles et ses branches en Europe, mais ses racines en Afrique », a indiqué Halim Sbaï, Directeur du Festival Teragalt, pour introduire ses propos. Il dira que l’idée de la caravane est venue lorsqu’ils ont reçu une délégation de trente artistes du Mali sur leur festival au même où, ils avaient des difficultés pour s’exprimer au Mali.

    « Je suis un fruit de la réconciliation »

    « Je suis un fruit de la réconciliation », a déclaré Nina Walet Intelout, ministre de l’artisanat et du tourisme. Avant de dire que la caravane culturelle de la paix est très importante, pour avoir fait ses effets dans les camps des réfugiés, pendant ces 2 à 3 dernières années. Contrairement à cette vision erronée que certains ont du Mali, Madame le ministre dira qu’il n’y a pas de haine entre le sud et le nord du Mali. Elle a ensuite salué la population de Ségou pour l’hospitalité offerte à toutes les populations déplacées du nord pendant les heures sombres de notre histoire commune.

    La caravane culturelle pour la paix ?

    La Caravane Culturelle pour la Paix est un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient, soutenant la paix, la tolérance, la diversité culturelle et la solidarité dans le Sahara et la région du Sahel. Elle célèbre à Ségou, à chaque édition du Festival sur le Niger, la paix, l’entente et la diversité culturelle.

    La Caravane Culturelle pour la Paix est initiée par le projet de la « Caravane Culturelle pour la Paix en Afrique », créée en 2013 par trois festivals du Sahara et de la région du Sahel : Le « Festival Taragalte » (M’Hamid, Maroc), le « Festival sur le Niger » (Ségou, Mali) et le « Festival au Désert » (Tombouctou, Mali). Ces festivals annuels de renommée internationale encouragent un dialogue de paix, l’échange culturel et la promotion des artistes dans leur région.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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