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    POUR CONTRAINDRE MILITAIREMENT YAHYA JAMMEY A PARTIR : Des troupes maliennes sont passées par-là

    lundi 23 janvier 2017 , par Assane Koné

    Des militaires maliens étaient parmi les forces de la Cédéao positionnées au Sénégal pour déloger le président gambien, Yahyah Jammey. Sous la pression, ce dernier a accepté de céder son fauteuil à son successeur, Adama Barrow élu avant de s’en voler pour la Guinée Equatoriale.

    Cinq pays de la Cédéao : le Sénégal, le Nigeria, le Mali, le Togo, le Ghana ont fourni des troupes pour intervenir en Gambie et chasser Yahya Jammeh du pouvoir. Celui qui est arrivé au pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat militaire en 1994 avait refusé de céder son fauteuil après sa défaite face à Adama Barrow, il y a quelques semaines.

    Tout est bien qui fini bien. Les présidents mauritanien et guinéen ont pu convaincre Yahyah Jammey de quitter le pouvoir. Jammey qui avait plusieurs choix de destination, a finalement opté pour la Guinée pour ensuite s’envoler en destination de la Guinée Equatoriale.

    Pour l’intervention militaire en Gambie, la France ainsi que les USA ont conforté le Sénégal en lui assurant leur appui. Pour Jasmine Keita, spécialiste des questions de sécurité, il s’agit bien par ces « soutiens de taille de ne point voir une main mise occidentale sur la Gambie mais plutôt de la réalité politique Ouest africaine ». Et d’ajouter que « même la Russie qu’on craignait d’apposer son veto a accepté l’idée de se ranger, ne serait-ce que pour préserver ses intérêts ».

    7 000 hommes sont stationnés à la frontière sénégalaise. Le pays de la Teranga fournit le gros du lot et commande l’opération. Près de 200 soldats nigérians pour le moment, appuyés par un navire militaire, des avions de guerre sont rentrés en action. Le Ghana a fourni 200 soldats, autant de soldats togolais. Du côté du Mali, on ne pipe mot. Joint au téléphone, un responsable militaire malien n’a ni infirmé ni confirmé la présence des militaires maliens en Gambie. Mais, toujours est-il que plusieurs dizaines de soldats maliens étaient présents sur le territoire sénégalais. La confirmation est venue d’IBK qui recevait la famille fondatrice de Bamako samedi.

    L’opinion malienne se demande sur l’utilité de la présence des militaires maliens en Gambie. Pour elle, il y a « péril en la demeure » pour que les autorités maliennes donnent leur feu vert pour que des militaires aillent se « battre » en Gambie.

    La décision d’envoyer des troupes maliennes aux côtés de quatre autres pays ne surprend guerre Jasmine Keita. Pour lui, le Mali confronté à un problème de terrorisme et qui est accompagné par plusieurs pays ne peut ne pas « manifester sa solidarité » quand il s’agit d’une action commune Ouest africaine.

    Un voisin encombrant

    L’intervention de la Cédéao en Gambie intervient également au moment où la Minusma a un besoin de renforts. L’Onu n’arrive pas à réunir le nombre de militaires prévus pour mener à bien sa mission au nord du Mali.

    L’offensive sénégalaise en Gambie aux dires de M. Keita a plusieurs explications. Pour les autorités sénégalaises, le départ de Yahya Jammeh, enlèvera une épine des pieds des autorités sénégalaises. « C’est contrôler aussi en partie la rébellion Casamançaise, pardon la route des armes des rebelles casamançais ». Dakar a toujours accusé la Gambie de fournir des armes et conseils aux chefs rebelles et d’être une base arrière. La Gambie a toujours été accusée par certaines associations de défense de l’environnement de trafic de bois dans les forêts de la Casamance. Ces quelques faits ont suscité la colère des autorités sénégalaises. Dakar n’a jamais pardonné Banjul d’ingérence dans les affaires du Sénégal.

    Pour M. Keita, le départ de Jammeh et l’arrivée d’Adama Barrow, considéré comme un partisan de la Sénégambie pourrait prendre un nouvel élan.

    L’intervention de troupes sénégalaises en Gambie n’est pas une première dans l’histoire. En 1981, l’armée sénégalaise avait pris le contrôle de la capitale gambienne pour rétablir en fonction le président Daouda Kairaba Diawara qui avait été chassé du pouvoir par un coup d’Etat.

    A S

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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