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    Lutte contre de l’extrémisme violent : Une politique nationale en gestation au Mali

    vendredi 20 janvier 2017 , par Assane Koné

    En marge de la 2ème édition du festival ciné droit libre, une conférence débat a été organisée sur le thème : « La montée de l’extrémisme identitaire, Quelles synergies pour une éradication de la violence ». Elle a été animée par le Pr Abdoulaye Niang, chercheur et président de l’Association Joko Ni Maya, Habib Kane, Chef de cabinet du ministère des affaires religieuses et du culte et Boukary Sangaré, Anthropologue-chercheur. La modération a été faite par le Président de la Maison de la presse, Dramane Aliou Koné. Tous ont enrichit les débats afin d’éclairer l’opinion sur la montée du fondamentalisme religieux et surtout inciter à une réflexion critique sur les solutions de ce phénomène. Ce cadre d’échange a vu la participation des étudiants, des leaders jeunes et des religieux et plusieurs partenaires du Ciné droit libre.

    Alors que l’attention autour des dynamiques de l’extrémisme violent et de la radicalisation grandit en Afrique de l’Ouest, la compréhension actuelle et l’approche sécuritaire dominante ne permettent pas de saisir toute la complexité du phénomène. C’est pourquoi un espace de discussions sur des épineux sujets comme celui de l’extrémisme violent parait indispensable pour conscientiser dans un festival comme celui-ci. Ainsi, il permet d’éclairer l’opinion sur la montée du fondamentalisme religieux et surtout inciter à une réflexion critique sur les solutions de ce phénomène.

    En effet, ce dialogue démocratique instauré dans le cadre de la 2ème édition du festival ciné droit libre a permis aux exposants de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l’extrémisme identitaire sous toutes ses formes et de proposer des solutions pour endiguer l’extrémisme violent.

    Abdoulaye Niang, chercheur est convaincu que la cause de l’extrémisme violent est économique. Selon lui, les pays occidentaux se sont accaparés des richesses africaines. Cela a mis les communautés africaines dans des situations difficiles poussant certaines à devenir des proies faciles pour les réseaux de terrorisme.

    De son coté, Boukary Sangaré, Anthropologue, a soutenu que le sentiment de rejet et de marginalisation de certaines catégories sociales par leur propre société peuvent les pousser à embrasser l’idéologie de l’extrémisme. « Une fois que les djihadistes leur proposent une alternative, facilement, ils l’accepteront parce qu’ils sont aigris », a-t-il avancé.

    Pour y remédier, il a indiqué qu’il faudrait comprendre le problème en vue de faire un diagnostic. « Je crois qu’il faudrait organiser des cadres de concertations comme des fora au niveau local pour rassembler les communautés afin de débattre de la question de l’extrémisme violent. Ces débats peuvent amener de solutions à ce fléau qui gangrène notre société et rend le vivre ensemble impossible », a-t-il proposé. Avant de poursuivre que les meilleures solutions ne peuvent provenir que des communautés. « Il faut respecter les droits des communautés en faisant en sorte que celles-ci puissent avoir accès aux services sociaux de base. Permettre aussi que la justice soit rendue en toute impartialité et instaurer un climat de dialogue franc et sincère entre les différentes religions et communautés », a-t-il suggéré pour dire qu’il n’était pas pour l’approche du parachutage de solutions proposées à l’internationale.

    « L’élaboration d’une politique nationale de lutte contre extrémisme violent »

    Abondant dans le même sens, Habib Kane, chef de cabinet du ministère des affaires religieuses et du culte a laissé entendre que la méconnaissance des principes des religions, la mauvaise interprétation des textes et l’exclusion par la société constituent des causes fondamentales du terrorisme. Ensuite, il a ajouté que l’Islam en tant que religion ne prône pas la violence. « C’est une religion de paix, de tolérance, d’entente et d’amour », a-t-il déclaré.

    Selon lui, ce qui se passe au nord, au centre du Mali et ailleurs, n’a rien avoir avec l’islam. « Le djihad veut dire faire un effort sur soi-même pour être un modèle et une référence dans ta société. Selon lui le prophète Mohamed (PSL) et ses adeptes ne l’ont jamais fait ainsi. Ils n’ont pas forcé les gens à embrasser l’islam à coups de bâtons ou d’épées. Mais ils se sont défendus contre ceux qui sont venus les attaquer : légitime défense », a-t-il rappelé.

    Habib Kane a estimé que les solutions passent aussi par le développement et le renforcement du climat de dialogue interreligieux. Avant d’annoncer l’élaboration d’une politique nationale par le département des affaires religieuses et des cultes pour lutter contre le radicalisme religieux qui est en gestation.

    A l’en croire cette politique est née d’une rencontre entre l’ensemble des acteurs concernés qui a décidé de l’ élaboration de cette politique. « Elle prendra en compte beaucoup d’aspects qui pourront nous aider à endiguer ce phénomène de l’extrémisme. Il s’agira de soutenir ces couches religieuses à mieux s’organiser envue d’une bonne régulation de ce secteur. Le volet formation sera pris en compte car l’ignorance pousse beaucoup de gens à l’extrémisme. Donc, les prêcheurs seront encadrés pour mieux porter les messages de Dieu », a-t-il révélé.

    Moussa Mallé SISSOKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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