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    Déclaration du sommet des Peuples à l’occasion du sommet Afrique-France : L’interpellation des chefs d’Etat au sommet de Bamako

    vendredi 13 janvier 2017 , par Assane Koné

    Après 3 jours de travaux, les organisations de la société civile du Mali et celles venues de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, de la République Démocratique de Congo, du Burkina Faso, ont tenu une conférence de presse, le 12 janvier 2017 à la pyramide des souvenirs. A travers la quelle une déclaration a été fait par ces différentes organisations, qui interpelle tous les chefs d’Etats et autres dirigeants présents au sommet, afin qu’ils prennent en compte les préoccupations et propositions.

    La lecture de cette déclaration a été fait par le représentant de la CMAT, Moussa Coulibaly, en présence de tous les repentants de la société civile du Mali et d’ailleurs.

    Au niveau des droits de humains, la déclaration indique qu’il faille « protéger les droits humains, arrêter de criminaliser les défenseurs des droits humains notamment ceux et celles qui défendent les biens communs et la violence contre les communautés ».

    En ce qui concerne la souveraineté alimentaire, le foncier, et les ressources naturelles, les participants ont demandé de « stopper immédiatement tout accaparement de terres, d’espaces publics, de démolitions de zone d’habitations, spéculation foncière tant dans l’urbain, le périurbain que dans le rural pour vivre dans la paix et la sécurité, respecter et appliquer les droits fonciers collectifs coutumiers des communautés y compris dans les terres aménagées par l’Etat en redonnant la place légitime aux autorités coutumières pour la reconnaissance, l’attribution et la gestion des terres en toute équité et impartialité, sécuriser les espaces villageois et les terres familiales y compris, les forets classées et non classées, les cours d’eaux, les espaces sylvopastoraux, les lieux de cultes et les droits d’usages y afférents, prendre en compte le droit permanent des femmes et des jeunes ruraux à la terre ».

    Par rapport aux zones extractives, ont demandé d’ « avoir une transparence totale sur les contrats avec des études d’impacts environnementales et sociétales fiables, en impliquant les populations, répartir les revenus de l’exploitation des ressources minières à 50% pour le pays dont une partie reversée aux communautés locales, dédommager des populations locales et restaurer les zones dégradées y compris la dépollution des sites après leur exploitation ».

    Pour ce qui concerne les zones urbaines, Moussa Coulibaly a parlé de la préservation et la sécurisation des espaces publics tels que les marchés, les espaces verts, cimetières, les espaces nourriciers tels les jardins, les eaux tout en impliquant les populations. Ensuite il a cité l’agriculture comme socle de nos économies et demandé de promouvoir nos systèmes alimentaires locaux sains, garant d’une nutrition adéquate en encourageant le « produire et consommer local », en développant et en multipliant des unités de transformation, les marchés locaux, nationaux et sous régionaux.

    Au niveau de la gouvernance et la démocratie, la déclaration exige : « le renforcement de la rédevabilité et la transparence économique et financière qui passent notamment par des règles fiscales fortes, la fin de l’opacité des relations commerciales et rendre public les différents budgets, revoir la position des Etats via leur parlement sur les enjeux des accords de partenariats économiques (APE) pour ne pas les ratifier et au contraire construire avec les peuples une intégration effective régionale, créer des espaces de dialogue politique et social pour une gouvernance juste inclusive et équitable, créer une monnaie africaine, gérée par les africains, abolir les dettes illégitimes et illégales, refuser l’implication des bases militaires étrangères dans nos pays ».

    Au niveau des femmes et jeunes, la société civile prône, le respect de l’équité et les droits pour les femmes et les jeunes, de développer des dynamiques rurales, justes et équitables pour éviter l’exode massif des jeunes notamment des filles. Et, le renforcement de leurs capacités par des formations qualifiantes et appropriées pour des emplois dignes et une autonomisation pour toutes et tous, car ils/elles sont les forces de l’avenir. Aussi, la déclaration demande de faire appliquer le droit du travail pour les aides ménagères en ratifiant la convention 189 de l’OIT et d’assurer un système social qui permet de bien se soigner et d’avoir des retraites décentes, en plus d’assurer aux jeunes l’accès à plus d’emplois.

    Spécifiquement à l’’endroit du Président Français, les participants ont demandé l’arrêt du dispositif économique et financier du Franc CFA et l’arrêt l’externalisation des foncières européennes par l’installation des bases militaires en Afrique plus précisément dans le sahel.

    En fin les organisations de la société civile demandent de soutenir leur processus de construction pour un monde meilleur, basé sur le respect mutuel, la justice sociale et environnementale, l’équité, la solidarité et l’harmonie avec et entre les peuples.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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