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    L’Afrique en 2017 : La Côte d’Ivoire fragilisée, le Niger le maillon faible et le Mali à l’agonie

    jeudi 12 janvier 2017 , par Assane Koné

    Dans une série de papiers sur l’Afrique en ce début d’année 2017, Mondafrique examine la situation des principaux pays de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb. Le premier volet de cette enquête est consacré à la Cote d’Ivoire, un géant aux pieds d’argile, au Niger le maillon faible et le Mali à l’agonie.

    La Côte d’Ivoire fragilisée (1)

    Conforté par les législatives du 18 décembre 2016 qui ont vu la coalition au pouvoir remporter largement le scrutin, le camp du président Alassane Ouattara conserve une confortable majorité à l’Assemblée malgré les dispersions dans ses propres rangs. Les quelques 75 sièges grignotés par les candidats indépendants n’auront pas suffit à déstabiliser le pouvoir en place qui n’hésite pas à qualifier les résultats de « plébiscite ».

    Une opinion publique désabusée

    L’issue de ces élections n’avait pourtant rien d’une évidence. Miné par des divisions internes, la coalition au pouvoir composée de deux formations politiques, le RDR et le PDCI, a traversé une année politique houleuse marquée par un profond désintérêt de la population pour la vie politique.

    Adopté le 1er novembre 2016, le référendum sur la nouvelle Constitution voulue par le président a certes fortement agité les formations politiques sur l’échiquier ivoirien mais n’a suscité qu’un faible engouement de la part des citoyens. Le scrutin a par ailleurs généré de forts soupçons de fraude. Alors que les autorités du pays ont annoncé l’adoption du nouveau texte à 93,42 % des voix avec 42,42% de taux de participation, plusieurs sources au sein de chancelleries occidentales estiment qu’environ 20% des inscrits seulement se seraient rendus aux urnes. Un score qui, avéré ou non rappelle le fort taux d’abstention qui avait entaché la victoire d’Alassane Ouattara aux présidentielles de décembre 2015 présentée comme triomphante.

    De leur côté, les partis politiques se sont livrés à un véritable bras de fer autour de différentes dispositions de la nouvelle Constitution. Présentée comme une avancée pour le développement des libertés et la protection des citoyens, la création d’un Sénat dont un tiers des membres seront nommés par le chef de l’Etat a notamment été dénoncée par l’opposition comme une dérive monarchique. Par ailleurs, la suppression de l’âge limite de candidature à la présidence jusqu’alors fixé à 75 ans a été pointée du doigt comme un moyen de permettre à Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat.

    Pomme de discorde entre les partis de la majorité et ceux de l’opposition, cette question fait surtout miroiter un autre enjeu à venir, autrement plus crucial : celui de l’âpre bataille pour la succession à Ouattara lors des présidentielles de 2020. En apportant le soutien de son parti, le PDCI, à la candidature de l’actuel chef de l’Etat fin 2015, Henri Konan Bédié avait insinué vouloir qu’on renvoie la balle à sa propre famille politique aux prochaines présidentielles. Ce deal implicite sera t-il respecté ?

    Au sein du clan présidentiel, les candidats potentiels affutent aussi leurs couteaux. La bataille s’annonce fielleuse notamment entre le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko et le président de l’Assemblée Guillaume Soro, tous deux proches du président et en compétition pour le rôle du dauphin.

    La vitrine ivoirienne

    En poste dès le premier mandat du président, ces deux barons de l’ère Ouattara pourront, comme les autres, tirer profit de son bilan économique applaudi à l’international. Selon la Banque mondiale et le FMI, le taux de croissance économique moyen du pays est estimé à 9,2% pour la période 2012-2016, soit l’un des plus élevés de la sous-région. Une brillante vitrine que viennent pourtant égratigner un fort taux d’endettement évalué à 42,5% du PIB selon l’agence de notation Fitch.

    Très répandue, la corruption reste par ailleurs un frein considérable au développement du pays. Au sein des grandes institutions financières, on critique à demi mots le non respect des règles d’attribution des marchés qui fait l’objet de plaintes répétées de la part des investisseurs. Trustés par des proches du président et de sa famille, de larges pans de l’économie ivoirienne dans des secteurs clés comme le cacao, l’import-export ou les BTP servent avant tout les intérêts d’une minorité. Un accaparement des richesses par un seul clan qui entretient les frustrations au sein de la population et donne le sentiment d’une croissance non inclusive.

    Favoritisme et risque sécuritaire

    Même travers du côté des principales institutions politiques et sécuritaires du pays dont les plus hauts postes restent encore largement accaparés par des personnalités du Nord du pays d’où est originaire Alassane Ouattara. Au risque de générer de graves tensions. Comme le souligne Rinaldo Depagne, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest pour le think tank International Crisis Group (ICG) dans une tribune publiée par Jeune Afrique en décembre 2015, « Alassane Ouattara a échoué à réformer l’armée, où d’anciens responsables de la rébellion des Forces nouvelles (FN) occupent toujours une place prépondérante et où les anciens officiers pro-Gbagbo sont marginalisés. En cas de nouvelle bataille pour la conquête du pouvoir, des morceaux entiers de cette armée sans unité sont susceptibles de se détacher et de rejoindre un camp ou un autre. »

    Une mise à la marge des segments de la populations assimilés à des ennemis du pouvoir qui se reflète également dans le domaine judiciaire. « À ce jour, signale Rinaldo Depagne dans cette même tribune, aucun membre des anciennes Forces nouvelles n’a été jugé pour les crimes commis entre 2002 et 2012. La justice reste profondément partiale et déséquilibrée. Elle nourrit un fort sentiment d’injustice dans l’esprit de nombreux Ivoiriens et freine toute possibilité sérieuse de réconciliation. »

    Enfin, la sécurité du pays constitue une priorité depuis que l’attaque terroriste menée dans la zone balnéaire de Grand Bassam a confirmé la place de la Côte d’Ivoire comme cible privilégiée des terroristes au Sahel. Cette attaque avait par ailleurs mis en lumière les failles du dispositif sécuritaire aux abords des plages et des stations balnéaires très fréquentées par les expatriés. Des dysfonctionnements persistants malgré l’antécédent de l’attentat commis par Daech sur la plage de Sousse en Tunisie en juin 2015 et les alertes répétées. « La menace était devenue imminente » confie une source militaire. En réponse, les services de renseignement français et leurs collègues ivoiriens avaient placé plusieurs mosquées d’Abidjan sous étroite surveillance. La concentration des grands groupes français sur le territoire maintient la Côte d’Ivoire comme une cible privilégiée du terrorisme au Sahel.

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    Niger, le maillon faible (2)

    Dernier sur le classement de l’indice de développement humain, le Niger reste un pays miné par la pauvreté et en proie à l’insécurité.

    « L’Afrique d’aujourd’hui est marquée par la sécheresse une année sur deux, le sous emploi des jeunes, l’insécurité alimentaire qui gagne du terrain, les conflits armés qui se multiplient et l’instabilité politique qui menace. » Ces propos n’ont pas été tenus par un opposant radical, ni par un économiste altermondialiste, mais entendus lors du très chic colloque « Crans Montana » qui réunissait à Bruxelles le 21 octobre 2016, la crème des élites africaines. On doit cette déclaration à Lalla Malika Issoufou, l’épouse du président nigérien Mahamadou Issoufou, qui était très officiellement accueillie par le forum. Or le Niger est l’un des pays les plus pauvres, d’Afrique. Il est présidé par son mari depuis 2011. Autant dire que madame issoufou est aux premières loges !

    Au bas de l’échelle

    Triste portrait, certes, mais réaliste. Et d’autant plus pour le Niger. Pays enclavé, au cœur d’une région minée par l’insécurité, le Niger cumule la plupart des freins au développement. Classé dernier sur l’indice de développement humain (IDH) avec un taux de pauvreté de 48.9% et un revenu par habitant de 420 dollars, le Niger est l’une des nations les plus pauvres du monde malgré un taux de croissance important évalué à environ 6% par la Banque Mondiale. Outre son incapacité à faire profiter la population de cette richesse, le pays reste éminemment tributaire des secteurs miniers et agricoles soumis à d’importants remous. La chute du cours des matières premières, notamment de l’uranium, fait courir d’importants risques à l’économie nigérienne très peu diversifiée. Le pays souffre par ailleurs d’une insécurité alimentaire chronique et de crises naturelles régulières, notamment des sécheresses qui font fluctuer les prix à la consommation.

    Des difficultés aggravées par un accroissement vertigineux de la population. Avec un taux de croissance démographique record de 3,9% et une moyenne de sept enfants par femme, le Niger peine à proposer à une population jeune et de plus en plus nombreuse des perspectives d’avenir viables. Le fort sentiment de défiance vis-à-vis des élites et le chômage galopant font des jeunes nigériens des proies faciles pour les différents réseaux de trafiquants et les groupes radicaux présents dans la région.

    Failles démocratiques

    Face à ces défis colossaux, le président socialiste Mahamadou Issoufou qui bénéficie de l’appui inconditionnel de François Hollande en tant qu’allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, est loin d’avoir satisfait aux demandes de sa population. Pire, les atteintes du régime aux libertés publiques et la multiplication des affaires de corruption ont considérablement dégradé l’image du personnel politique nigérien. A plusieurs reprises, la presse a dénoncé les liens entre le régime et de puissants barons de la drogue dans le pays dont le tristement célèbre Chérif Ould Abidine décédé en 2016. Des accusations reprises en coulisses par certains diplomates occidentaux.

    Des proches du gouvernement et de la Présidence ont par ailleurs été favorisés pour l’obtention de marchés publics lucratifs. C’est le cas de l’homme d’affaires surnommé « petit Boubé » qui a obtenu plusieurs marchés surfacturés. Dans une chronique publiée sur Le Monde Afrique le 10 octobre 2016, l’ancien sous directeur pour l’Afrique de l’Ouest au ministère des affaires étrangères, Laurent Bigot, rappelle que « Petit Boubé est également recherché par la justice au Nigeria, car son nom apparaît dans l’affaire du détournement de plusieurs milliards de dollars par Sambo Dasuki, conseiller à la sécurité nationale de l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan. »

    Des membres de l’opposition et de la société civile ont par ailleurs fait l’objet de méthodes d’intimidation à l’image d’Ali Idrissa, le coordinateur du ROTAB, une organisation qui revendique une plus grande transparence dans le secteur des industries extractives.

    Le 2 janvier, un collectif réunissant plusieurs organisations de la société civile nigérienne a dénoncé l’arrestation arbitraire d’un de leurs coordinateurs, Salou Moumouni Djoga et de seize autres militants par la gendarmerie à Torodi, dans le sud ouest du pays.

    Longtemps perçu comme une menace par le pouvoir en place, l’opposant Hama Amadou, ancien président de l’Assemblée nationale, est en parallèle la cible d’une politique de mise à l’écart qui déborde sur plusieurs domaines d’Etat. Soupçonnés de lui être restés fidèles, certains officiers de l’armée ont été remerciés ou écartés à travers des nominations à des postes éloignés. De quoi affaiblir davantage une armée nigérienne sous-équipée et mal formée alors que les terroristes de Boko Haram continuent de menacer l’est du territoire, à la frontière avec le Nigeria. Malgré les dépenses affichées de l’Etat en matière de Défense (près de 10 % des recettes budgétaires depuis cinq ans selon le ministre des Finances Hassoumi Messaoudou), les défaites essuyées en 2016 par l’armée nigérienne sur le front sud du pays ont mis en évidence des défaillances persistantes.

    Un hub militaire

    Au coeur d’une région secouée par le terrorisme, le Niger s’est par ailleurs converti en un véritable hub militaire où les bases étrangères fleurissent. A Agadez, Niamey, Zinder, Kirkou, Diffa ou encore à Madama, les armées françaises et américaines ont installés troupes et matériel de surveillance et d’appui à l’opération anti terroriste Barkhane. Plus récemment, l’Allemagne a exprimé leur intention d’investir également le terrain nigérien. La chancelière Agela Merkel envisage de déployer 850 hommes dans le pays avec l’établissement à terme, d’une base militaire logistique pour soutenir la mission onusienne au Mali (MINUSMA).

    Un pari risqué pour les autorités du pays qui accueillent à bras ouverts cette présence militaire étrangère pourtant traditionnellement mal perçue au Niger. Un rapport publié par le Grip, en novembre 2016 souligne que « ces déploiements passent mal auprès de la population et de l’armée nigériennes, habituées à ne pas déléguer leurs instruments de défense à l’extérieur et attachées à la souveraineté de leur pays ». De quoi alimenter davantage l’agacement des citoyens nigériens qui avaient déjà manifesté leur hostilité à la politique d’alignement systématique du président Mahamadou Issoufou vis-à-vis de la France. Des émeutes avaient notamment éclaté après la parution de la une de Charlie Habdo caricaturant Mahomet suite à l’attaque terroriste dont avait été victime la rédaction du journal. Les critiques avaient alors fusé contre le chef de l’Etat qui avait déclaré « Je suis Charlie » et participé à la grande marche du 11 janvier 2015 à Paris auprès de François Hollande.

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    Le Mali à l’agonie (3)

    Théâtre d’attaques terroristes au nord comme au centre, le Mali demeure, malgré l’intervention militaire de la France, un pays extrêmement fragile.
    Près de quatre ans après l’envoi des troupes françaises de l’opération Serval destinée à stopper la progression des groupes djihadistes du nord-Mali vers le sud, les autorités maliennes ne sont pas parvenues à endiguer le terrorisme. Pire, la menace s’étend désormais au centre et au sud du pays.

    Malgré la signature finale des accords de paix en juin 2015 et l’amorce d’un processus de réconciliation, le pays demeure en proie à d’importants problèmes d’insécurité. Au nord, notamment le long de la frontière algérienne, des pans entiers du territoire restés hors de contrôle de l’Etat sont le théâtre d’attaques terroristes régulières contre les symboles de l’autorité centrale et les forces internationales.

    Pleïade de groupes armés

    Le groupe Ansar Eddine dont le puissant leader touareg, Iyad Ag Ghali, exerce encore une influence considérable dans la région, revendique l’essentiel des violences commises dans cette partie du pays. Outre l’armée malienne et les soldats français, l’Onu paye un lourd tribut au Mali où les casques bleus de la Minusma ont essuyé un nombre record de pertes humaines dans l’histoire récente des opération de maintien de la paix.

    Actif dans toute la région du Sahel, le groupe Al-Mourabitoun rallié à AQMI sous la houlette du chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar a par ailleurs revendiqué l’attaque menée à Bamako contre l’hôtel Radisson Blu en novembre 2015 avant de frapper le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en janvier et mars 2016.

    Désormais, les regards se tournent aussi vers le sud du pays où le conflit s’est déporté. Depuis mi-2015, les épisodes violents se sont multipliés au centre du territoire dans la région de Mopti où une constellation de mouvements armés hétéroclites a vu le jour. La katiba « Macina », une extension d’Ansar Eddine créée dans le sud du Mali et composée essentiellement de combattants peuls a notamment mené plusieurs attaques le long des frontières avec le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

    De plus en plus gagnés par l’extrémisme, les communautés peules majoritaires dans cette région sont devenus les principaux acteurs de ce nouvel épicentre de la crise. Fondés sur une base communautaire pour défendre les intérêts des peuls contre certains segments de populations sédentaires avec lesquelles elles sont en compétition pour l’utilisation des terres, certains groupes armés sont soupçonnés de servir de blanchisseuses pour d’anciens combattants djihadistes. C’est le cas par exemple de l’association Dewral Pulaaku. Créée en 2014 par des nomades de la région du Hayré, ce groupe présidé par un ancien du Mujao compte dans ses rangs des hommes qui avaient pris les armes en 2012 contre les exactions du MNLA dans les camps des groupes jihadistes à Gao.

    La France embourbée

    Une instabilité omniprésente qui aggrave et met en exergue les difficultés pour les militaires français à maintenir leur légitimité et les équilibres stratégiques entre les différents groupes sur le terrain.

    Pris en étau entre les exigences des autorités de Bamako et leurs alliances traditionnelles avec les groupes touaregs du nord, les militaires français font face à un terrain miné. Longtemps proches des rebelles touaregs de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’armée française a récemment pris ses distances avec ses anciens alliés qu’elle soupçonne de collusions avec les groupes terroristes. Un divorce qui lui a récemment valu de faire l’objet d’une campagne de dénigrement dans les régions du nord du pays. Le matériel sophistiqué utilisé lors de l’assassinat du chef touareg Cheikh Ag Aoussa a notamment généré des soupçons sur l’implication de l’armée française parmi les populations nord-maliennes. En avril dernier, une vague d’arrestations menées par des soldats français à la recherche d’éléments terroristes à Kidal a par ailleurs provoqué des manifestations anti françaises encouragées par certains éléments de la CMA et particulièrement le Haut Conseil pour l’Unité de l’Azawad (HCUA) composé d’anciens lieutenants d’Ansar Eddine.

    Une difficulté supplémentaire à laquelle s’ajoute le jeu trouble de l’Algérie voisine qui n’a jamais vu d’un bon œil le déploiement de soldats français sur ce territoire qu’elle considère comme son aire d’influence stratégique. Selon une source sécuritaire malienne, les déplacements d’Iyad Ag Ghali de part et d’autre de la frontière entre le nord Mali et l’Algérie où il possède une propriété pourraient être facilités par des complicités algériennes.

    A cette instabilité sur le terrain s’ajoute un contexte politique tendu. Le président Ibrahim Boubacar Keïta dont l’élection en 2013 avait été soutenue par Paris n’a pas réussi à rétablir l’unité territoriale promise pendant sa campagne. De plus en plus impopulaire, le chef de l’Etat voit sont image et celle des différents gouvernements qui se sont enchaînés sous sa présidence, ternie par plusieurs affaires de corruption et de prosélytisme. De quoi sérieusement assombrir le tableau que devront dresser, mi janvier, les chefs d’Etat conviés au sommet Afrique-France.

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    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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