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    Mali-niaiserie : Discours du nouvel An du chef de l’Etat, quelle analyse ?

    jeudi 5 janvier 2017 , par Assane Koné

    L’année 2016 aura été l’une des plus meurtrières dans l’insécurité et la violence dans notre pays. Le pays entier, les familles de nos soldats en ont payé le plus grand tribut.
    Ce qui étonne dans le discours à la nation du chef de l’Etat, c’est l’oublie de s’incliner sur la mémoire des nombreux soldats disparus l’année 2016 sur le champ d’honneur. Dans ce discours comme du reste dans la plupart des cas le chef de l’Etat a manqué de compassion de reconnaissance à celles et ceux qui dans le dénuement et la privation défendent encore ce qui reste du Mali et en paient le prix fort.

    Le chef de l’Etat n’a fait aucune allusion aux élections régionales et de cercle, en revanches il se propose d’ériger en autorités intérimaires toutes les communes où les élections n’ont pu avoir lieu. C’était peut-être le résultat recherché en organisant des élections bâclées et en toute insécurité. L’ensemble du nord du Mali ne sera géré que par des autorités intérimaires. Désormais la boucle est bouclée les groupes armés auront ce qu’ils voulaient et que l’Etat par l’entremise du ministre de l’Administration le leur fournira de bon gré. Un pas de plus dans la partition du pays.

    Le chef de l’Etat ne dément pas la réalité de la signature d’un accord entre le Mali et l’Union européenne. Cela vaut-il confirmation de l’existence dudit accord prétendument pour protéger la jeunesse du Mali contre émigration clandestine ? Il y a là une somme d’omissions impardonnables.

    La paix et la sécurité, la cohésion nationale, la demande sociale, pendant trois ont symbolisé l’échec total de la gouvernance au Mali depuis trois ans. L’accord de paix se trouve inapplicable, l’insécurité s’est étendue à l’ensemble du Mali, au titre de la cohésion nationale, jamais notre pays n’a été aussi désuni.

    L’annonce de la tenue du dénominateur commun de division du pays à savoir la fantomatique « Conférence d’Entente Nationale »prévue dans l’accord d’Alger « pour prendre en charge la problématique de l’Azawad », mais que le chef de l’Etat dit qu’il portera que « sur les causes profondes du conflit du nord », ne prédit nullement l’entente nationale attendue.

    Le chef de l’Etat a consacré l’essentiel de son adresse à la prochaine révision constitutionnelle, sans que les Maliens ne sachent que contient la nouvelle constitution. Le pouvoir IBK veut adapter la constitution du 25 février 1992 à l’accord d’Alger 2015.
    A l’analyse, le discours du 31 décembre dernier n’apporte aucune perspective nouvelle, n’indique aucune solution viable à la crise malienne. Mais ce qui nous en désespère, ce qu’il ne nous montre aucune perspective globale de ce qui pourrait être cette année la marche du Mali. En vérité il est apparu comme une esquive aux réponses à donner aux problèmes qui assaillent le Mali depuis trois ans. Le régime reste dans la posture de spectateur au mieux, au pire dans la position de celui qui ne montre aucune capacité de les résoudre.

    Dans l’ensemble en trois ans de pouvoir le pouvoir IBK n’y a jamais eu un débat sérieux préparatoire à des décisions publiques. Nous voyons que ans ce préalable, le gouvernement s’apprête à proposer une nouvelle Constitution.

    Nous sommes dans un système démocratique où avant IBK cette question s’est toujours s’inscrite dans une logique participative et de concertation large du Président Alpha Oumar Konaré à Amadou Toumani Touré. La vraie question qu’il faut se poser est jusqu’où peut-on aller dans l’affichage du système autoritaire et vertical qu’imprime le pouvoir IBK à notre pays.

    Il est aisé de constater que nous sommes dans un régime où toute remarque, préoccupation se trouve jeter dans une sorte de vase sans fond où les idées des citoyens, des politiques et de la société civiles vont se perdre.

    En vérité la « concertation et le débat public », sont restés une donne administrative où ce sont de multiples commissions, groupes de travail ad hoc, autorités indépendantes qui prennent les décisions à la place du politique. Jamais le dépérissement de l’espace politique, n’a été aussi visible que sous ce régime.

    On verra bien si le penchant pour une Constitution qui consacre la partition du Mali, enjambera la galaxie médiatique et intellectuelle qui peine à contribuer à l’éveil des consciences.

    En tout cas, le projet fait son chemin, par le biais d’une mise en scène, pensée par le ministre de l’Administration Territorial. Le débat s’étiole dans les médias, la perspective s’installe dans la conscience des Maliens.

    L’absence d’un scénario consensuel sur ses reformes et sa gouvernance, est trait caractéristique du pouvoir d’où la panique perceptible dans la conduite du pays. Ce qui pousse certains supports dont le RPM tenter par la menace de réprimer toute forme de contestation.

    Les forces démocratiques devront en prendre acte comme les preuves supplémentaires d’un échec.

    Souleymane Koné, ancien ambassadeur du Mali en Mauritanie
    https://www.facebook.com/souleymane...

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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