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    Journée mondiale de lutte contre le VIH SIDA : Le Mali veut aller à l’élimination de la pandémie

    jeudi 1er décembre 2016 , par Assane Koné

    A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré, la Journée mondiale du 1er décembre 2016. Au Mali, elle a été marquée par le lancement de la campagne nationale contre le SIDA. En prélude à ces activités, le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA au Mali (SE HCNLS), a organisé à son siège à Hamdallaye ACI, le mercredi 30 novembre 2016, une conférence de presse, placée sous le thème : « dépistage et traitement partout et pour tous ». Cette thématique met l’accent sur les défis à relever pour l’offre de service de dépistage et permet d’aller à la mise sous ARV afin de rompre la chaine de transmission.

    La rencontre a été présidée par le secrétaire général du Haut conseil national de lutte contre le SIDA, Malick Sène, en présence de Mme Djerma Oumou Diarra, présidente du réseau des personnes vivant avec le SIDA, Thérèse Poirier, représentante de l’ONU SIDA, Mme Dembélé Bintou Keita, directrice de l’ARCAD-SIDA.

    La décision de célébrer la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA le 1er décembre, a été prise lors du sommet mondial des ministres en charge de la santé, organisé par l’OMS à Londres en 1988 avec la participation effective de 140 pays.

    Au Mali le premier cas date de 1985, et face à la montée de l’épidémie du VIH et du SIDA, des actions et réformes importantes ont été entreprises. C’est ainsi que le gouvernement a mis en place depuis les années 1987 des programmes nationaux de lutte contre ce fléau.

    Le secrétaire exécutif du Haut conseil de lutte contre le SIDA, Malick Sène, a fait savoir que cette année sera la 29ème journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA qui est placée essentiellement sous le signe de l’élimination de ce fléau.

    Selon lui, depuis la première journée de lutte contre le SIDA, la communauté internationale a décidé que ce jour soit consacré à la communication avec les personnes vivant avec le VIH SIDA pour leur montrer notre solidarité.

    Aujourd’hui le SIDA a 30 ans au Mali. Selon le secrétaire exécutif du HCNLS, mais, il y a 35 ans de lutte sur le plan internationale. Pendant ces années M. Sène dira qu’il y avait beaucoup de programmes de lutte contre le SIDA dans tous les pays. Donc il y a eu des progrès assez significatifs sur le plan des statistiques. Il y a eu des avancées assez importantes qui ont donnée particulièrement à la population de l’espoir et on peut parler maintenant de l’élimination de ce virus.

    « Tant qu’on n’aura pas trouvé un médicament pour soigner définitivement, on ne parlera pas d’éradication, mais on parlera d’élimination du VIH SIDA », a déclaré Malick Sène.

    Les décisions ont été prises en deux étapes dira M. Sène concernant ce fléau : la 1ère a été prise en 2014 avec l’appui ou sous la mobilisation de l’ONU SIDA. Certains chefs d’Etat se sont rencontrés à New York, lors de la 70ème session de l’assemblée générale des Nations Unis pour parler de l’élimination du SIDA. Il ajoutera que le Mali était représentée par son chef d’Etat, SEM Ibrahim Boubacar Keita qui a réaffirmé son engagement pour la consolidation de la riposte mondiale et une réponse nationale robuste pour éliminer le SIDA au Mali à l’horizon 2030.

    « Un an après on a intégré dans les objectifs du développement durable, l’élimination du VIH/SIDA pour arrêter officiellement en 2015. C’est a partir de cet instant que les pays devaient s’organiser pour aller à cette élimination », a souligné Malik Sène.

    Chaque pays prendra la voie qui lui convient en fonction de son épidémie pour aller à l’élimination, a fait savoir M. Sène. « Le Mali a adopté la décision de la résolution des Nations Unis une déclaration de politique pour l’élimination du VIH/SIDA », a-t-il indiqué. Avant de rappeler que le Mali a déjà une déclaration de politique pour la lutte contre le SIDA.

    Si on a un objectif à atteindre on doit préciser le rôle et la responsabilité de chacun. Pour cela, selon lui, on peut avoir la politique de 15 ans qui est l’orientation et la mettre en pratique dans le cadre de 5 ans-5ans-5ans (3 fois cinq ans). Les 1ers 5 ans seront dédiés à l’objectif de trois 90. « 90% des personnes qui doivent être dépistés, 90% des personnes sous la prévention et 90% des personnes qui reçoivent le traitement », a-t-il précisé. Ensuite il a fait un rappel historique du VIH/SIDA au Mali, et la situation globale. « Le Mali peut aller à l’élimination, et doit faire une déclaration de politique », a-t-il indiqué.

    Le secrétaire exécutif du HCNLS a parlé des enjeux du SIDA qui selon lui sont très importants et le Mali doit faire tout pour être parmi le 1er de la classe dans l’élimination du VIH. Il a cité les défis pour faire face à ce fléau. Ce sont : le renforcement du système de santé, l’engagement de tout le monde du niveau central et au niveau périphérique, l’engagement judiciaire au niveau de tous les acteurs, création du fond nationale. Pour conclure il dira qu’il faut intervenir dans les grandes villes surtout au niveau des maires qui doivent êtres fortement interpellés, avec l’implication des hommes de médias.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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