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    ELECTIONS COMMUNALES : IBK cautionne la partition du Mali et prépare sa réélection en 2018

    lundi 21 novembre 2016 , par Assane Koné

    Force est de constater que les élections communales qui se sont déroulées hier dimanche 20 novembre 2016, ont été reportées par deux fois. La raison invoquée était que le pays traversait une période d’insécurité grandissante. Une façon d’évoquer le risque de trouble dans le pays si les élections venaient à se tenir.

    Force est de constater aussi que cet argument était une poudre aux yeux des Maliens dans la mesure où il n’y a nul doute que cette insécurité est non seulement récurrente aujourd’hui, mais surtout s’étend de plus en plus à la quasi-totalité du territoire national.

    Il se ne passe plus au Mali deux jours sans que l’insécurité ne fasse parler d’elle et dans l’absence de discernement le plus complet. Nier le développement incandescent de crise sécuritaire dans notre pays, c’est s’enfermer dans sa partie d’ivoire et refuser de reconnaître l’évidence la plus criarde.

    Point n’est donc besoin de dire que le Mali, depuis un certain temps est confronté à une crise de sécurité sans précédent dans toute l’histoire commune. La raison officielle avancée pour justifier les deux reports constatés ne tient donc pas la route.
    N’était-ce plutôt pour les tenants du pouvoir de chercher à gagner du temps pour s’attirer l’estime de la majeure partie des 703 communes que compte le pays !

    En tout cas, le parti du tisserand se tape aujourd’hui la poitrine devant qui veut voir d’avoir la certitude de gagner les communes dans 500 communes sur les 703. Y a-t-il à dire autre chose que si ces calculs du RPM venaient à se concrétiser, le Mali retournerait immanquablement dans l’ère du parti unique de celui qu’IBK a taxé de grand républicain ?

    Visiblement les élections communales du dimanche 20 novembre courant revêtent deux enjeux majeurs.

    - Le premier enjeu de ce scrutin est d’amener le RPM à faire main basse sur la quasi-totalité des communes et donc avant tout de leurs mairies. Ce premier enjeu des communales du dimanche vise à préparer la réélection du président IBK pour son second mandat à la tête de l’Etat.

    Cela est de plus en plus un impératif catégorique pour les fins calculateurs et planificateurs du RPM car, de plus en plus, ils se rendent à l’évidence que si en 2013 les Maliens sont sortis pour élire IBK avec 77,66% des suffrages exprimés, le temps a eu raison des illusions politiques cultivées au sein de nos masses populaires par les phrases magiques du candidat du RPM comme : ‘’Pour l’honneur du Mali’’, ‘’Le Mali d’abord’’.

    Aujourd’hui, le constat est cuisant : les attentes légitimes du peuple travailleur du Mali sont déçues sans conteste. Le Nord, loin d’être libéré, est tout simplement transformé en entité au sein du grand Mali.

    L’insécurité, loin d’être éradiquée, prend chaque jour que Dieu fait, des proportions inquiétantes. Bien de gouvernants du Mali se sont rendu coupables de forfaitures ineffables.

    Pendant longtemps, les Maliens observaient IBK sur la question de l’assainissement de l’économie et des finances nationales. Hélas

    La montagne a accouché d’une souris aux odeurs suffocantes : une bourgeoisie arrogante fait aujourd’hui la pluie et le beau temps au grand mépris des masses travailleuses du Mali, n’en déplaise aux sorciers des sous bois de la politique dans notre pays. C’est donc dire que du plébiscite populaire IBK gagne de plus en plus en impopularité après avoir déçu les Maliennes et Maliens sauf les spécialistes de la courtisanerie. Compter sur les masses populaires en 2018, c’est vraiment se nourrir d’illusions aberrantes.

    S’il ne compte que sur ce peuple pour se faire élire à nouveau, c’est prendre le risque à la sarkozyenne. Les communales tenues à coût de centaines de millions de nos francs ont donc pour enjeu fondamental la réélection d’IBK à la tête du pays.

    - Le deuxième enjeu de ces communales d’hier c’est de faire cautionner par IBK la partition de fait de notre territoire national. En tout cas, s’il n’y a plus un secret pour personne que le projet d’accord élaboré par le médiateur algérien consacre la partition de fait de notre pays.

    Il faut tout de même signaler à ce niveau que certains ne veulent pêcher qu’en eau trouble. Tout compte fait, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a clairement exprimé son opposition à ces communales au motif de la mauvaise application ou du moins du retard observé dans l’application de l’accord définitif d’Alger.

    De son côté, ce que l’on appelle abusivement l’opposition malienne, s’enferme dans sa chronique de farce politicienne en dénonçant les tentatives de fraude dont se rendraient coupable le parti du tisserand.

    Les dénonciations ainsi faites par « l’opposition malienne » visent un seul objectif : se rendre en selle pour continuer à spolier notre économie nationale. Sinon, ces hommes et ces femmes qui animent cette fallacieuse opposition n’ont aucune leçon de probité électorale à donner à personne ici au Mali.

    Ces hommes et ces femmes se rendent compte qu’ils ne sont que l’ombre d’eux-mêmes et ne sauraient compter sur les Maliens pour une quelconque victoire : l’achat des consciences et des voix était et reste cette pratique malveillante et irresponsable dont ils se sont rendus coupables depuis le premier mandat de Alpha Oumar Konaré.
    Si le Mali est tombé, c’est avant tout leur faute. Il est temps qu’ils cessent de prendre les Maliens pour des idiots et des avatars de la scène politique nationale.

    IBK et « l’opposition » ne peuvent prendre sur eux la lourde responsabilité de dire aux masses travailleuses du Mali les raisons qui les ont poussées à refuser les concertations nationales sur la problématique de la bonne gouvernance dans notre pays.

    La seule certitude c’est que loin de servir notre peuple, ces élections municipales tenues dans certaines parties de notre territoire ne peuvent que creuser le fossé déjà grandissant entre ce peuple et ceux qui se battent comme de beaux diables pour occuper les mairies des communes où les élections communales affichent davantage, si besoin en est, le fossé entre ceux qui se nourrissent du Mali et ceux qui se battent pour lui redonner sa place et son honneur légendaire.

    Pour tout observateur averti qui pense à l’avenir radieux du Mali, il n’y nul doute que la majorité et « l’opposition » sont une seule et même chose : ceux qui travaillent à se partager le « gâteau-Mali » car les oiseaux qui ont les mêmes plumages font les mêmes ramages.

    Que Dieu sauve le peuple malien !

    Fodé KEITA
    L’INTER DE BAMAKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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