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    AMADOU HAYA SANOGO DEVANT LE JUGE, LE 30 NOVEMBRE : Le procès de tous les dangers !

    lundi 14 novembre 2016 , par Assane Koné

    Il convient de rappeler que le général Amadou Haya Sanogo a été arrêté le 27 novembre 2013 par le gouvernement du tout nouveau président élu de la République Ibrahim Boubacar Keïta. Rappelons que cette arrestation du général Sanogo a été déclarée consécutive à l’affaire dite des bérets rouges. En fait, pour remettre Amadou Toumani Touré (ATT), ce corps d’élite des commandos parachutistes de Djicoroni-Para n’est pas passé par quatre chemins : il a décidé d’attaquer le camp de Kati, espérait-il, pour écraser dans le sang le général Sanogo et des hommes qui ont osé dire à ATT que trop c’était trop.

    La suite, on la connaît : ce sont les commandos paras qui ont été écrasés sans ménagement pas Sanogo et ses hommes. Digérant mal cette débâcle des bérets rouges, leurs mentors ont accusé Sanogo de complicité d’assassinat de bérets rouges pris vivants sur le champ de bataille. Parents et partisans des victimes ont dû porter l’affaire au tribunal.

    Pendant trois (03) longues années de détention du général Sanogo, rien n’avait filtré de cette affaire. C’est enfin vendredi le 11 novembre 2016 que le procès tant attendu par tout notre peuple a été fixé au 30 novembre prochain, dans la capitale du Kénédougou (Sikasso) dont Sanogo lui-même est originaire. Cet homme qui a libéré notre peuple de la situation catastrophique généralisée dont il était victime de la part du régime d’ATT sera-t-il enfin libre de ses mouvements pour se remettre au service de son peuple et de son armée ?

    A moins de vouloir scruter dans les secrets des dieux, sinon, il convient de dire : wait and see ! La seule certitude à ce jour c’est que le présumé complice a trop longtemps attendu dans les geôles du pouvoir. Pendant ce temps, tout semble organiser pour ne rien organiser judicieusement et pour cause :

    - Le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) a opéré le coup de force contre ATT et à la satisfaction des masses laborieuses parce que bien de nos soldats mouraient dans le Nord pendant que les Maliens tiraient le diable par la queue dans le Sud comme s’ils étaient condamnés par Dieu à vivre dans la misère et l’humiliation. Ce CNEDRE n’existe pratiquement plus que dans les archives de l’histoire récente de notre pays. Bien de compagnons de Amadou Haya Sanogo ne sont plus de ce monde ou se trouvent désormais dans la nature. Comment juger le complice à l’absence des présumés coupables ?

    - Amadou Haya est promu général de corps d’armée par Dioncounda Traoré qui a usurpé de la gestion de la transition par le truchement de la CEDEAO à la solde du régime d’ATT.

    - Aujourd’hui, il est question de juger un général devant une cour d’assises. Est- ce pour que notre peuple ne sache pas ce qui s’était réellement dans cette affaire ? En tous cas, le général n’a pas été dégradé jusqu’à ce jour. Il n’est pas inutile de rappeler que le procès crimes de sang de Moussa Traoré et compagnons n’a été qu’une grosse poudre aux yeux des Maliens. Le procès a eu lieu pour que la vérité ne soit pas connue quant aux massacres perpétrés sous Moussa Traoré contre nos femmes et nos enfants. Mais il ne pouvait en être autrement quand on sait que le jugement s’est tenu sur la fallacieuse question de : ‘’qui a tiré et qui a donné l’ordre de tirer ?’’

    En ce genre de situation où ceux qui doivent être confrontés en débats contradictoires ont été cachés derrière la responsabilité morale du chef. Celui-ci sans autre forme de procès, a été condamné à mort pour amuser la galerie. Mais il ne pouvait en être autrement quand on sait qu’un seul refrain retentissait de la bouche du président de la cour Mallé Diakité : ‘’la cour est suffisamment informée !’’

    Que faut-il attendre de ce procès du général Amadou Haya Sanogo de complicité d’assassinat ? Si le droit devrait être dit, le général serait purement et simplement acquitté et blanchi car bien de gens étaient à son service et qui ont aujourd’hui retourné leur veste pour devenir en plein midi des anti-putschistes. Ces gens sont tapis dans les hautes sphères de l’Etat malien. Bien de ces gens servent aujourd’hui le régime d’IBK qui doivent beaucoup à ces putschistes.

    - A ce tournant de l’histoire de notre peuple, il est plus utile de ne pas chercher de poux dans la tête du général Amadou Haya Sanogo qui a mis fin au cauchemar de millions de Maliens en chassant du palais de Koulouba cet autre général dont la gestion du pays nous a plongé dans l’humiliation la plus totale. Pont n’est besoin de rappeler comment des rebelles mélangés avec des djihadistes se sont longtemps et confortablement installés dans le septentrion de notre pays avant de lui déclarer la guerre.

    - A ce stade de la gestion catastrophique des affaires du peuple par celui qui a été presque plébiscité (77,66% des voix), il y a lieu d’agir avec la plus grande lucidité et la plus grande retenue car ce procès est celui de tous les dangers.

    - Aujourd’hui, les Maliens comprennent que leurs premiers ennemis sont ceux qui ont fait appel à la CEDEAO pour son fameux embargo, pendant ce temps, ils ont emmagasiné tout le nécessaire pendant tout le temps que durera ce calvaire des Maliens.

    - Les Maliens on réalisé que la France ne sert au Mali que ses intérêts coloniaux et de ceux de toutes celles et de tous ceux qui ont fait appel à l’armée française pour occuper notre territoire. Tout compte fait, la France coloniale n’a pas le choix de partir de notre pays. N’en déplaise à ses valets afro-maliens car dépend sa propre liberté. Joseph Staline disait à juste titre : « Une nation qui en opprime une autre ne saurait être libre ».
    - Aussi, il est impérieux que les procès désignent au Mali les vrais coupables car, de plus en plus, il y a rupture entre notre peuple et ses gouvernants. Ne pas le comprendre c’est s’enfermer dans tour d’ivoire et refuser de tirer des enseignants de l’histoire de notre peuple travailleur.

    - Notre peuple a besoin de comprendre qui a fait quoi dans cette affaire de disparition et d’assassinat de bérets rouges. Aussi, le peuple a besoin de savoir les vrais commanditaires des affrontements dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2012 ayant coûté la vie à bien de nos vaillants soldats dont on ne parle pas aujourd’hui.

    Vivement, il faut la vérité et toute la vérité pour enfin invalider cette célèbre réflexion de Jean de La Fontaine selon laquelle « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

    Vivement la vérité, rien que la vérité, seulement la vérité et toute la vérité dans cette affaire pour que les vrais coupables répondent de leurs actes.

    Fodé KEITA
    L’INTER DE BAMAKO

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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